Afrique de l’Ouest : le Togo en tête sur l’allaitement maternel exclusif
Le Togo affiche un taux d’allaitement maternel exclusif de 64,3%, l’un des plus élevés d’Afrique de l’Ouest, selon des données présentées lors d’un atelier régional sur la malnutrition organisé à Lomé les 11 et 12 mai 2026, qui a réuni des représentants de l’Afrique de l’Ouest et du Centre pour examiner les coûts économiques de la sous-nutrition.


Ce résultat place le Togo nettement au-dessus de la moyenne mondiale de 48%, établie par l’OMS et l’UNICEF, et témoigne des efforts engagés par les autorités togolaises pour promouvoir les bonnes pratiques d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant. Le pays est par ailleurs parvenu à réduire son taux de retard de croissance, principal indicateur de la malnutrition chronique, de 27,5% à 23,8% entre 2014 et 2017, selon les données présentées lors de la rencontre.
Ces avancées restent néanmoins insuffisantes pour atteindre les objectifs nutritionnels mondiaux fixés à l’horizon 2030, dans un contexte où la malnutrition infantile demeure un frein majeur au développement économique de la sous-région. L’atelier de Lomé, organisé avec l’appui de l’UNICEF, a mis en évidence que la sous-nutrition coûte chaque année aux économies d’Afrique de l’Ouest et du Centre plusieurs milliards de dollars en perte de productivité, de revenus et en surcoûts de santé, freinant la croissance inclusive à long terme. Le représentant résident de l’UNICEF au Togo, Tony Verheijen, a salué les progrès enregistrés par Lomé tout en appelant à une mobilisation financière accrue des gouvernements et des partenaires techniques pour pérenniser les programmes de nutrition à l’échelle nationale.


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