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Africa Forward 2026: la lecture stratégique de Daniel Edah sur l’investissement annoncé

L’homme politique béninois Daniel Edah a livré une analyse critique mais constructive du plan d’investissement de 23 milliards d’euros annoncé à l’issue du sommet Africa Forward de Nairobi par le président français Emmanuel Macron, aux côtés de son homologue kényan William Ruto, saluant une rupture historique avec le modèle classique de l’aide publique au développement tout en plaidant pour un rééquilibrage stratégique des priorités.

ECONOMIE
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Daniel Edah
Daniel Edah, Porteur de la Vision d’un Bénin économiquement prospère et socialement stable dans une Afrique bien intégrée et en plein essor
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Dans une déclaration publiée sur ses réseaux sociaux, Daniel Edah accueille favorablement ce plan de co-investissement public-privé, soutenu par un engagement français de 14 milliards d’euros et une participation africaine de 9 milliards d’euros, qu’il qualifie d’« étape décisive dans l’indispensable modernisation des relations économiques entre la France et notre continent ». Il salue en particulier les enveloppes consacrées à la transition énergétique (4,3 milliards d’euros) et au numérique (3,76 milliards d’euros), qu’il perçoit comme la traduction d’une volonté réelle d’accompagner l’Afrique dans les révolutions technologiques du XXIe siècle.

Sa principale réserve porte toutefois sur l’enveloppe agricole de 1 milliard d’euros, qu’il juge « insuffisante au regard des défis alimentaires » auxquels fait face le continent. Daniel Edah formule à ce titre deux propositions concrètes. Il appelle d’abord à une accélération de la souveraineté alimentaire, plaidant pour un financement massif de la modernisation agricole et un accès aux technologies de pointe afin de « transformer les zones rurales africaines en véritables pôles de prospérité ». Il exhorte ensuite les partenaires à orienter davantage de capitaux vers des unités de transformation locale, seule à même, selon lui, de capter la valeur ajoutée sur les matières premières africaines et de créer les 250 000 emplois projetés par le sommet.

Pour l’ancien élu béninois, « l’investissement le plus fertile reste celui qui permet au continent africain de produire ce qu’il consomme et de valoriser ce qu’il produit ». En conditionnant la réussite du partenariat Africa Forward à cet ancrage industriel et alimentaire, Daniel Edah distingue clairement deux temporalités dans le discours des bailleurs à savoir une transition technologique et énergétique déjà bien financée, et une transformation structurelle de long terme qui reste, à ses yeux, le vrai gage d’une indépendance économique durable pour la jeunesse africaine.

Investir dans la Transformation, pas seulement dans la Transition.

Nous saluons avec un vif intérêt l’annonce faite à Nairobi par le Président Emmanuel Macron, aux côtés du Président William Ruto, d’un plan d’investissement de 23 milliards d’euros pour l’Afrique, soutenu par un engagement français de 14 milliards d’euros et une participation africaine de 9 milliards d’euros.

Ce virage, qui délaisse l’aide publique au développement au profit d’un modèle de co-investissement public-privé, marque une étape décisive dans l’indispensable modernisation des relations économiques entre la France et notre continent.

L’accent mis sur la transition énergétique (4,3 milliards €) et le numérique (3,76 milliards €) témoigne d’une volonté réelle d’accompagner l’Afrique dans les révolutions technologiques du XXIe siècle. Toutefois, pour que ce volume financier historique induise une transformation structurelle et une indépendance durable, nous plaidons pour un rééquilibrage stratégique de ces flux.

Bien que l’enveloppe dédiée à l’agriculture soit actée à 1 milliard d’euros, l’ampleur des défis alimentaires nous invite à proposer deux axes de renforcement prioritaires :

1. L’accélération de la souveraineté alimentaire :

Face aux enjeux de stabilité sociale, il est essentiel d’intensifier le financement de la modernisation agricole. Au-delà de l’assistance, l’investissement doit favoriser un accès massif aux technologies de pointe pour transformer nos zones rurales en véritables pôles de prospérité.

2. L’impulsion de la transformation locale :

Afin de capturer la valeur ajoutée et de créer les 250 000 emplois projetés, l’Afrique doit s’affirmer comme une puissance industrielle. Orienter davantage de capitaux vers des unités de transformation locale est le seul gage d’une indépendance économique réelle pour notre jeunesse.

Comme le souligne le Président Macron, le destin de l’Europe et de l’Afrique est lié. L’investissement le plus fertile reste celui qui permet au continent africain de produire ce qu’il consomme et de valoriser ce qu’il produit.

En renforçant ces piliers – de la sécurité alimentaire à la puissance industrielle – le partenariat issu du sommet « Africa Forward » deviendra un véritable moteur de dignité et de croissance partagée pour tous.

Daniel Edah

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