Africa Forward 2026 : le Kenya et la France signent des accords de 1,1 milliard $
Le Kenya et la France ont signé dimanche 10 mai à Nairobi onze instruments de coopération représentant plus d’un milliard d’euros (1,17 milliard de dollars) d’investissements, à la veille du sommet Africa Forward qui a réuni les deux pays du 11 au 12 mai dans la capitale kényane.


La cérémonie de signature a eu lieu à State House à Nairobi, à l’issue d’un entretien entre le président français Emmanuel Macron et son homologue kényan William Ruto. Le chef de l’État français a lui-même égrené les principaux engagements financiers lors d’une conférence de presse conjointe. Le groupe de transport maritime et logistique CMA CGM s’est engagé à rénover deux terminaux du port de Mombasa pour un investissement total de 700 millions d’euros, tandis que la société d’infrastructure Meridiam a annoncé l’extension du deuxième parc éolien du Kenya à hauteur de 225 millions de dollars.
Parmi les autres accords phares, la France financera à hauteur de 128 millions d’euros la modernisation du réseau ferroviaire de banlieue de Nairobi, qui doit relier la capitale aux villes satellites de Thika, Syokimau, Embakasi, Ruiru et Kikuyu. Un financement de 35 millions d’euros a également été arrêté pour la construction d’un nouveau hub scientifique et d’innovation à l’Université de Nairobi. Les deux pays ont par ailleurs paraphé un accord de coopération dans le domaine du nucléaire civil, ainsi que des partenariats dans les secteurs de la météorologie, du carburant d’aviation durable, de la transformation numérique et de l’économie bleue.
Le ministre kényan des Affaires étrangères, Musalia Mudavadi, a qualifié l’ensemble de ces accords de « stratégiques », ajoutant qu’ils devraient renforcer les flux d’investissement entre Nairobi et Paris tout en soutenant l’agenda de développement à long terme du Kenya. Le président Ruto a de son côté salué ce partenariat comme « une relation gagnant-gagnant, mutuellement bénéfique », soulignant que le Kenya accueille désormais 140 entreprises françaises, contre une trentaine de grands groupes il y a encore quinze ans.
Ces signatures interviennent dans un contexte où la France cherche à repositionner ses relations économiques avec l’Afrique, après avoir essuyé plusieurs revers diplomatiques et commerciaux sur le continent ces dernières années, notamment la résiliation par Nairobi d’un contrat d’extension autoroutière de 1,3 milliard d’euros confié à un groupement français.


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