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Vers l’Irak : les États-Unis prévoient de transférer jusqu’à 7 000 détenus de l’EI

Les États-Unis ont annoncé mercredi avoir commencé le transfert de détenus liés au groupe État islamique (EI) depuis la Syrie vers l’Irak, affirmant vouloir « garantir que les terroristes restent dans des prisons sécurisées ». Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, a précisé sur le réseau social X qu’une première opération avait conduit au déplacement de 150 combattants détenus dans une prison de Hassaké vers un « lieu sûr » en Irak.

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Détails de l’opération et chiffres communiqués

Selon le communiqué diffusé par le Centcom, les forces américaines ont « transporté avec succès 150 combattants de l’EI » depuis une installation pénitentiaire située à Hassaké, dans le nord-est de la Syrie. L’armée américaine précise que ce mouvement s’inscrit dans une opération plus large qui pourrait voir « jusqu’à 7 000 prisonniers du groupe EI » être transférés de la Syrie vers des structures désormais contrôlées par l’Irak.

Le Centcom indique que ces transferts visent à renforcer la sûreté des détenus et à réduire les risques d’évasion ou de reprise d’activité terroriste à partir des lieux de détention actuels. Le communiqué n’a pas fourni de calendrier détaillé pour la suite des opérations ni précisé la nature exacte des « structures » irakiennes qui accueilleront ces prisonniers.

Contexte régional et implications pour la sécurité

Les détenus concernés se trouvent majoritairement dans des prisons et camps gérés, dans le nord-est de la Syrie, par les forces kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS) et, sur certains sites, sous surveillance de la coalition internationale dirigée par les États-Unis. Depuis la chute territoriale du « califat » entre 2017 et 2019, des milliers de combattants et de suspects liés à l’EI ont été capturés ou regroupés dans des centres de détention et des camps de déplacés, suscitant des inquiétudes répétées sur la sécurité et la capacité des autorités locales à assurer leur garde.

Ce déplacement massif annoncé intervient alors que des autorités internationales et régionales cherchent des solutions face à un grand nombre de détenus, y compris de nombreux étrangers. La question des rapatriements, des poursuites judiciaires et du maintien en détention est au centre des débats entre États concernés et organisations internationales.

Du point de vue régional, l’Irak, qui a combattu l’EI avec des pertes humaines et matérielles considérables, est déjà engagé dans des procédures judiciaires et pénitentiaires relatives à des membres présumés du groupe. Le transfert annoncé implique une coopération sécuritaire et logistique entre les forces américaines et les autorités irakiennes, sans que les détails opérationnels complets aient été rendus publics.

Aspects internationaux et perspective africaine

Sur la scène internationale, plusieurs pays, en particulier en Afrique, font face à des défis liés aux combattants étrangers et aux groupes affiliés à l’EI. Des branches de l’organisation sont actives dans le Sahel et dans le nord du Mozambique, provoquant des préoccupations sécuritaires transfrontalières. Des États africains ont parfois été réticents ou confrontés à des difficultés pour rapatrier leurs ressortissants détenus à l’étranger, soulevant des questions juridiques et humanitaires.

Le transfert annoncé par Washington pourrait alléger, à court terme, la pression sur certaines structures en Syrie mais pose d’autres questions opérationnelles et juridiques quant à la destination finale des détenus, aux procédures judiciaires qui leur seront appliquées, et à la prise en charge des familles et des populations civiles affectées. Le Centcom a indiqué que d’autres mouvements pourraient suivre, sans préciser de date.

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