ONU : réunion d’urgence du Conseil des droits de l’homme sur l’Iran vendredi
Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies tiendra une session spéciale, le vendredi 23 janvier, afin d’examiner la «détérioration» de la situation des droits humains en Iran, a annoncé l’ONU. L’initiative intervient après une nouvelle phase de répression des manifestations dirigées contre les autorités iraniennes, selon les informations communiquées à Genève.

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Le Conseil des droits de l’homme convoqué en urgence
Lors d’un point de presse, le porte-parole du Conseil, Pascal Sim, a précisé que «cette session spéciale a été demandée lundi soir par l’Islande, conjointement avec l’Allemagne, la Macédoine du Nord, la République de Moldavie et le Royaume-Uni». Cette convocation exceptionnelle traduit, selon l’ONU, une préoccupation internationale accrue face aux allégations de violations des droits fondamentaux en Iran, parmi lesquelles des recours excessifs à la force, des détentions arbitraires et des restrictions aux libertés publiques signalées par diverses ONG et experts.
Objectifs de la session et mécanismes possibles
Les sessions spéciales du Conseil des droits de l’homme ont pour objet de permettre un examen rapide et public de situations jugées urgentes. Elles peuvent aboutir à des délibérations, à l’adoption de résolutions ou à la demande de rapports d’experts indépendants. Lors de cette réunion, les États membres pourront exposer leurs préoccupations, soumettre des propositions de texte, interroger des représentants onusiens et entendre des témoignages d’ONG et de spécialistes des droits humains.
Parmi les questions susceptibles d’être abordées figurent l’évaluation des allégations d’usage disproportionné de la force par les forces de l’ordre, la situation des personnes arrêtées lors des manifestations, l’accès à la justice et le respect des libertés fondamentales. La session offrira également un cadre pour évoquer les restrictions d’accès à l’information et aux communications qui auraient entravé la documentation des événements sur le terrain, selon des sources diverses.
En coulisses, les mécanismes habituels du Conseil — rapporteurs spéciaux, procédures spéciales et commissions d’enquête — pourraient être sollicités pour approfondir la vérification des faits et proposer des recommandations. Le calendrier et la portée d’éventuelles mesures dépendront toutefois des discussions entre États membres et du niveau de consensus atteint.
Une attention mondiale, portée aussi par l’Afrique
Cette convocation à Genève suscite une attention internationale importante. Si l’Iran est au centre du débat, l’issue de la session aura des répercussions sur le fonctionnement du système multilatéral de protection des droits humains. Les États africains, tant au Conseil qu’au sein de leurs sociétés civiles et diasporas, suivent également l’évolution de la situation. Organisations non gouvernementales et communautés iraniennes établies sur le continent ont déjà exprimé leur vigilance quant au respect des droits et à la nécessité d’une réponse internationale conforme aux normes onusiennes.
Le déroulement et les conclusions de la session spéciale du 23 janvier seront scrutés pour mesurer la capacité du Conseil à répondre rapidement aux crises des droits humains et à formuler des recommandations susceptibles d’être mises en œuvre par les instances compétentes, y compris au plan diplomatique et judiciaire.

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