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Japon : redémarrage de la plus grande centrale nucléaire mondiale suspendu

La mise en service d’un des réacteurs de la centrale nucléaire de Kashiwazaki-Kariwa a été interrompue jeudi 22 janvier 2026 après seulement quelques heures d’exploitation, a annoncé l’opérateur Tokyo Electric Power Company (Tepco). Selon le porte-parole de la société, une alarme du système de surveillance s’est déclenchée pendant les procédures de démarrage, entraînant la suspension des opérations alors que le réacteur concerné restait, selon Tepco, « stable ».

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Suspension des opérations et précisions de l’opérateur

Dans un court communiqué relayé à l’AFP, Takashi Kobayashi, porte-parole de Tepco, a indiqué que l’alarme s’était déclenchée « pendant les procédures de démarrage du réacteur » et que les interventions avaient été immédiatement stoppées. La société a précisé que, malgré cet incident, le réacteur en question demeurait sous contrôle et que les paramètres essentiels — pression, température et niveaux de refroidissement — restaient dans des limites normales.

Tepco a engagé des vérifications complémentaires pour déterminer l’origine exacte de l’alerte avant d’envisager une reprise des opérations. Les procédures de démarrage d’un réacteur incluent une série de contrôles automatiques et manuels; le déclenchement d’une alarme peut conduire à une mise en pause préventive ou à un arrêt automatique selon la nature du signal rencontré.

Contexte historique et technique de Kashiwazaki-Kariwa

La centrale de Kashiwazaki-Kariwa, située dans la préfecture de Niigata, est la plus vaste installation nucléaire au monde en termes de capacité installée. Composée de plusieurs réacteurs à eau bouillante, elle appartient à Tepco, l’entreprise déjà impliquée dans la gestion de la centrale de Fukushima Daiichi lors de la catastrophe de 2011.

Après l’accident de Fukushima, le parc nucléaire japonais a été soumis à des contrôles réglementaires renforcés par la Nuclear Regulation Authority (NRA) et à une période prolongée d’inactivité pour la plupart des unités. Les redémarrages de réacteurs au Japon font l’objet d’autorisation stricte, d’inspections approfondies et, souvent, de débats publics au niveau local et national. La remise en service de Kashiwazaki-Kariwa s’inscrivait dans cette dynamique de réévaluation et de relance progressive du parc nucléaire japonais.

Implications pour l’approvisionnement énergétique et perspectives pour l’Afrique

La reprise de l’activité nucléaire au Japon vise notamment à réduire la dépendance aux importations d’énergies fossiles et à diversifier le mix électrique national. L’incident de jeudi, même stoppé à un stade préventif, illustre la complexité des opérations de redémarrage et l’importance des systèmes de surveillance dans la sûreté nucléaire.

Sur le plan international, y compris en Afrique, l’affaire rappelle la nécessité d’encadrer tout projet nucléaire par des cadres réglementaires stricts, des systèmes de surveillance robustes et une transparence dans la communication des incidents. Le continent africain, où certains pays étudient ou avancent des projets atomiques pour la production d’électricité, suit de près les évolutions technologiques et réglementaires internationales afin d’intégrer les leçons tirées des expériences étrangères.

Tepco a indiqué qu’elle communiquera ultérieurement les conclusions des investigations en cours. Pour l’heure, les autorités compétentes et l’opérateur poursuivent les contrôles afin d’assurer la sécurité complète avant toute nouvelle tentative de mise en service.

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