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Iran : ultimatum du chef de la police aux participants aux «émeutes» pour qu’ils se rendent

Le chef de la police iranienne, Ahmad-Reza Radan, a lancé lundi 19 janvier un ultimatum aux personnes « involontairement impliquées dans les émeutes », leur accordant « au maximum trois jours » pour se présenter aux autorités. Lors d’une intervention diffusée sur la télévision d’État, M. Radan a assuré que ceux qui se livreraient dans ce délai bénéficieraient d’un traitement plus indulgent de la part des forces de l’ordre.

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Trois jours pour se rendre : l’appel de la police iranienne

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Dans son propos relayé par les médias officiels, le responsable a précisé la distinction opérée par les autorités entre plusieurs catégories d’acteurs des troubles, en particulier les jeunes. « Les jeunes qui se sont retrouvés involontairement impliqués dans les émeutes sont considérés comme des personnes trompées, et non comme des soldats ennemis », a-t-il déclaré, formule reprise mot pour mot lors de l’intervention publique.

Contexte des violences et posture sécuritaire

Cette déclaration intervient alors que des incidents violents et des manifestations continuent d’affecter plusieurs villes iraniennes. Les autorités font état d’actions qualifiées d’« émeutes », mobilisant police et dispositifs de maintien de l’ordre pour tenter de reprendre le contrôle des espaces publics. Le rappel lancé par le chef de la police vise à encourager une reddition volontaire afin, dit-on, de faciliter la gestion des dossiers judiciaires et d’éviter une escalade des arrestations forcées.

Le choix des mots — traiter « avec plus de clémence » ceux qui se dénoncent dans un délai prescrit — s’inscrit dans une stratégie de communication visant à séparer les participants « involontaires » des instigateurs présumés. Les autorités cherchent ainsi à isoler et cibler prioritairement ce qu’elles considèrent comme des meneurs ou des « éléments hostiles », tout en donnant une issue aux jeunes et aux personnes affirmant avoir été entraînées contre leur gré dans les manifestations.

Sur le plan opérationnel, l’appel à se rendre dans un délai limité est souvent accompagné, selon les précédentes campagnes de sécurité, d’offres de négociation ou d’examens accélérés des dossiers. Les modalités précises — notamment la nature des poursuites éventuelles, les garanties judiciaires ou l’éventuelle remise en liberté — n’ont pas été détaillées par le chef de la police au moment de son allocution.

Pour les observateurs extérieurs et les gouvernements africains, comme pour d’autres acteurs internationaux, la stabilité en Iran reste un sujet de suivi en raison de ses implications régionales. Les mouvements sociaux et la réponse sécuritaire peuvent avoir des répercussions sur les flux migratoires, les relations diplomatiques et les marchés énergétiques, des aspects surveillés par les pays africains présentant des liens économiques ou communautaires avec la République islamique.

À l’heure où l’appel de la police court, il reste à voir combien de personnes se présenteront spontanément aux autorités et comment se déroulera ensuite leur traitement judiciaire. Les prochains jours seront déterminants pour mesurer l’impact de cette offre de clémence apparente sur l’évolution des tensions dans le pays.

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