Migrants : en France, deux militants britanniques présumés d’extrême droite arrêtés pour provocation à la haine

Deux ressortissants britanniques soupçonnés d’appartenir à l’extrême droite et d’être venus en France pour prendre part à une mobilisation interdite contre les migrants ont été interpellés et placés en garde à vue, ont indiqué lundi 26 janvier le préfet et le parquet à l’AFP.

EN BRèVE
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Les deux hommes, qui diffusaient des vidéos en direct sur les réseaux sociaux, ont été arrêtés dimanche soir vers 21h30 (20h30 TU) à proximité de Calais, a précisé la préfecture du Pas-de-Calais (Nord). Les circonstances de l’interpellation ont été rapportées par les autorités locales, qui ont confirmé l’utilisation de contenus publiés en direct comme élément de l’enquête.

Âgés d’environ 35 et 50 ans, ils ont été placés en garde à vue et sont poursuivis pour provocation à la haine et participation à un groupement en vue de la préparation de violences, a indiqué le parquet. Selon les magistrats, ces qualifications reposent sur des propos tenus sur les réseaux sociaux le jour même des faits.

Contexte et procédure judiciaire

La garde à vue est une mesure de privation de liberté destinée à permettre aux enquêteurs de procéder aux auditions et aux investigations nécessaires. Pendant cette période, les personnes peuvent être entendues par les services de police ou de gendarmerie et, le cas échéant, confrontées aux éléments matériels ou aux témoignages retenus par l’enquête.

En France, la provocation à la haine vise des actes ou propos publics appelant au rejet, à la violence ou à la discrimination envers une personne ou un groupe en raison de caractéristiques protégées, telles que l’origine, la nationalité ou la religion. La qualification de participation à un groupement en vue de la préparation de violences concerne la mise en place ou la participation à une organisation dont l’objectif est de commettre des actes violents.

Calais et ses environs constituent depuis plusieurs années un point sensible en matière de tensions liés aux migrations. Des déplacements de populations, des tentatives de franchissement de frontières et des actions de militants parfois hostiles aux migrants ont conduit les autorités locales à encadrer strictement les rassemblements et à interdire certaines mobilisations susceptibles de troubler l’ordre public.

Les vidéos en direct diffusées par les deux hommes ont attiré l’attention des forces de l’ordre et servi de base aux poursuites annoncées par le parquet. Les éléments recueillis sur les réseaux sociaux sont fréquemment exploités par les enquêteurs lorsqu’ils corroborent des comportements ou des propos constitutifs d’infractions.

La suite de la procédure dépendra des investigations complémentaires réalisées par les services en charge du dossier et des décisions du parquet. Les mises en examen éventuelles, les prolongations de garde à vue ou les classements sans suite relèvent de l’appréciation des magistrats en fonction des preuves réunies.

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