Sénégal : le CUSEMS exige une concertation urgente avec l’État pour sauver l’année scolaire
Après la suspension des mouvements de grève, le secrétaire général du CUSEMS, Alou Diouf, demande l’ouverture immédiate de négociations avec les autorités pour tenter de sauver l’année scolaire face aux retards accumulés.

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Deux scénarios sont envisagés pour rattraper le temps perdu : soit le calendrier scolaire est réaménagé avec un allongement de l’année au-delà des dates prévues, soit les programmes sont allégés pour supprimer des contenus jugés non essentiels, à l’instar des mesures prises pendant la crise sanitaire liée à la COVID-19.
Les enseignants posent toutefois une condition préalable : avant toute prolongation officielle des cours, l’État doit rembourser les salaires qui ont été retenus pendant la grève. Pour la direction du syndicat, il serait irréaliste d’attendre des efforts supplémentaires sans qu’une solution à la question salariale soit apportée.
Malgré ces tensions, de nombreux professeurs ont déjà engagé, souvent à titre bénévole et durant les week-ends, des séances de rattrapage pour les élèves. Le syndicat réclame toutefois la mise en place d’un dispositif formel et équitable pour encadrer ces initiatives.
Calendrier scolaire et événements internationaux
Le calendrier 2026 doit en outre tenir compte de l’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse à Dakar, programmés entre fin septembre et début octobre, une contrainte qui, selon le CUSEMS, nécessite une anticipation rapide pour garantir le bon déroulement des examens et préserver le quantum horaire.



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