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La tentative d’unification de l’ECC initiée par Talon menacée: le rapport du CSMO rejeté

Le chemin vers l’unité mondiale au sein de l’Église du Christianisme Céleste (ECC) se heurte à un obstacle majeur. Réunis en session extraordinaire le jeudi 11 juin 2026 à la Cathédrale Saint S.B.J Oschoffa de Ketu, à Lagos, les hauts dignitaires de l’Église ont rejeté en bloc les conclusions et les délibérations du Conseil supérieur de mise en œuvre (CSMO), rapporte Matin Libre.

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Cet organe avait pourtant été mis en place sous l’égide de l’ancien président béninois Patrice Talon pour pacifier et unifier les différentes tendances de cette communauté religieuse à l’échelle internationale.

​Ce nouveau rebondissement vient fragiliser un processus de dialogue qui s’annonçait déjà complexe. La rencontre de Lagos, présidée par Son Éminence le Révérend E.M.F Bilehou Oschoffa, Pasteur et Chef Spirituel mondial de l’Église, a vu la participation unanime des chefs de diocèses, de régions, de provinces, de districts et de zones du monde entier.

Dans une résolution commune, les responsables spirituels ont qualifié les travaux du Conseil de « développement inquiétant et inacceptable », accusant le CSMO de s’éloigner des fondements dogmatiques de l’institution.

​Deux points de discorde majeurs: la Constitution et le lieu de pèlerinage

​La fronde des dirigeants spirituels se cristallise principalement autour de deux réformes clés proposées par le comité d’unification :

  • Le refus d’une nouvelle Constitution: les chefs spirituels réaffirment leur attachement « catégorique » à la Constitution historique de l’Église, communément appelée le « Livre bleu ». Ce texte sacré, légué par le fondateur, le Prophète Pasteur Saint Samuel Bilewu Joseph Oschoffa, reste selon eux l’unique boussole doctrinale. Ils déclarent ne « souscrire en aucun cas » à la rédaction d’un nouveau texte constitutionnel pour l’Église mondiale.
  • Le maintien du pèlerinage annuel à Imeko: Les signataires s’opposent fermement à toute modification de la géographie spirituelle de l’ECC. La proposition du CSMO visant à déplacer la grande convocation annuelle de décembre d’Imeko (Nigeria) vers Ajase/Porto-Novo (Bénin) a été déclarée « nulle et de nul effet ».

​Pour appuyer leur position, les dignitaires invoquent l’article 9 de la Constitution bleue ainsi qu’une déclaration publique du fondateur datée du 15 octobre 1985 (appuyée par des archives vidéo de octobre 1983). Selon ces dispositions, le siège mondial de l’Église ainsi que son pèlerinage universel doivent impérativement demeurer ancrés à Imeko, dans l’État d’Ogun au Nigeria.

​Une allégeance réaffirmée face aux risques de division

​La session extraordinaire s’est conclue par une motion de loyauté et de soutien indéfectible envers le Révérend Emmanuel Mobiyina Friday Bilehou Oschoffa. Les leaders religieux du monde entier ont promis de faire bloc et de « résister à toute tentative d’éléments sans scrupules, motivés par des motifs égoïstes, d’infiltrer, de diviser et de déstabiliser l’Église ».

​Ce rejet massif relance le débat sur la légitimité et l’avenir du processus de réconciliation initié par la médiation béninoise. Alors que le CSMO intègre pourtant en son sein des représentants des différentes sensibilités, cette levée de boucliers textuelle et géographique montre à quel point les clivages restent profonds.

Face à cette situation de blocage, de nombreuses voix s’élèvent au sein de la communauté pour appeler les différents protagonistes à transcender les intérêts particuliers afin de préserver la paix et la cohésion spirituelle des millions de fidèles à travers le monde.

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