Nigeria : le FCCPC enquête sur le départ brutal d’Uber
La Commission fédérale de la concurrence et de la protection des consommateurs (FCCPC) examine les conditions dans lesquelles Uber a quitté le Nigeria le 2 septembre, notamment les services éventuellement non fournis aux clients. Le groupe américain avait cessé ses opérations après douze ans dans le pays.

SOMMAIRE

La Commission fédérale de la concurrence et de la protection des consommateurs du Nigeria (FCCPC) a ouvert une enquête sur les conditions du départ d’Uber du marché nigérian, quelques jours après l’arrêt des services de la plateforme de VTC. Le régulateur veut notamment déterminer si des clients sont restés avec des prestations ou obligations non exécutées.
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Le directeur général de la FCCPC, Tunji Bello, a indiqué que ses services examinaient « la manière » dont Uber avait quitté le pays, avec une attention particulière portée aux services qui auraient pu rester non fournis aux consommateurs. À ce stade, aucune sanction n’a été annoncée contre l’entreprise américaine.
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Uber a cessé ses activités au Nigeria et en Ouganda le 2 septembre 2026, après avoir expliqué avoir procédé à un examen de ses priorités d’investissement en Afrique. Le groupe a précisé que cette décision était limitée à ces deux marchés et ne signifiait pas un retrait général du continent.
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L’entreprise, présente au Nigeria depuis 2014, a assuré qu’elle continuerait à accompagner pendant la transition les chauffeurs, passagers et partenaires concernés. Ses canaux d’assistance doivent rester accessibles pendant plusieurs semaines afin de traiter les demandes en suspens.
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Le régulateur s’intéresse aux obligations envers les clients
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L’enquête du FCCPC porte donc moins sur la décision commerciale de quitter le Nigeria que sur la façon dont ce retrait a été exécuté. La question centrale est de savoir si des engagements contractuels, remboursements, crédits ou autres services dus aux utilisateurs ont été correctement réglés avant la fermeture de la plateforme.
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Le départ d’Uber est intervenu dans un marché nigérian du VTC devenu très concurrentiel, avec notamment Bolt et inDrive. Il a également coïncidé avec une vaste restructuration mondiale du groupe, qui a annoncé la suppression d’environ 3 300 postes, soit près de 10 % de ses effectifs.
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Uber a par ailleurs assuré que son retrait du Nigeria n’était pas lié au récent désaccord avec l’Autorité fédérale des aéroports du Nigeria sur les règles applicables aux plateformes de VTC dans les aéroports. Le groupe a présenté son départ comme le résultat d’une réévaluation de ses priorités commerciales en Afrique.
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Pour le FCCPC, la suite de l’examen devra établir si les droits des consommateurs ont été respectés lors de cette fermeture soudaine. L’enquête intervient alors que les concurrents d’Uber cherchent déjà à récupérer une partie des chauffeurs et des passagers laissés disponibles par le retrait de la plateforme.



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