Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez fustige des déclarations «inacceptables» du Maroc sur Ceuta et Melilla
Le chef du gouvernement espagnol a convoqué l'ambassadrice marocaine après des propos jugés inacceptables sur les deux enclaves, tout en écartant l'implication de Rabat dans la crise migratoire de juillet.
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Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a fustigé, jeudi 3 septembre devant les députés, des déclarations « inacceptables » du Maroc sur les territoires espagnols de Ceuta et Melilla, dans un discours consacré à la crise migratoire qui a éclaté à la frontière de Ceuta fin juillet.
« Nous avons entendu deux ministres faire des déclarations inacceptables sur Ceuta et sur Melilla (…) deux déclarations, Mesdames et Messieurs les députés, que nous avons bien entendu rejetées catégoriquement et pour lesquelles, je tiens à vous en informer, nous avons convoqué l’ambassadrice marocaine le 21 août dernier », a déclaré Pedro Sanchez, en référence à des propos de ministres marocains revendiquant les droits du Maroc sur les deux territoires espagnols situés en Afrique du Nord.
Le chef du gouvernement espagnol a par ailleurs tenu à distinguer cette controverse diplomatique de la question de la responsabilité du Maroc dans l’afflux de migrants survenu à Ceuta. Aucun service ni aucun organisme international « n’a remis au gouvernement espagnol de preuves solides que le Maroc ait planifié ou orchestré » cet afflux, a-t-il insisté.
La crise évoquée par Pedro Sanchez avait éclaté les 30 et 31 juillet, lorsque plusieurs dizaines de milliers de migrants avaient forcé le passage à la frontière de Ceuta, un épisode qui avait fait plusieurs dizaines de morts selon des bilans concordants.
Le roi Felipe VI invité à se rendre à Ceuta et Melilla
Pedro Sanchez a annoncé avoir invité le roi Felipe VI à se rendre prochainement à Ceuta et à Melilla, dans le but de réaffirmer l’engagement de l’État espagnol envers ces deux territoires, sans préciser à ce stade de date pour cette visite.
La convocation de l’ambassadrice marocaine le 21 août reste, à ce jour, la mesure diplomatique la plus concrète prise par Madrid en réaction aux propos jugés inacceptables des deux ministres marocains, dans un dossier que le gouvernement espagnol entend traiter séparément de la gestion de la crise migratoire.



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