Uber quitte le Nigeria et l’Ouganda et réduit de moitié sa présence en Afrique
Le groupe américain de VTC cesse ses activités au Nigeria et en Ouganda dans le cadre d'une restructuration mondiale qui prévoit la suppression de 3 300 emplois.

SOMMAIRE

Le groupe américain de VTC Uber a annoncé, mercredi 2 septembre 2026, l’arrêt simultané de ses activités au Nigeria et en Ouganda, dans le cadre d’une restructuration mondiale qui s’accompagne de la suppression de 3 300 emplois, soit environ 10 % de ses effectifs. Ces deux retraits portent à quatre le nombre de marchés africains quittés par l’entreprise en moins de deux ans.
Le groupe a justifié sa décision en expliquant vouloir « concentrer ses investissements sur les marchés où il peut offrir aux chauffeurs des opportunités de revenus à grande échelle ». Sa direction a précisé que ce retrait était propre à ces deux pays et sans lien avec des différends réglementaires portant notamment sur les accès aéroportuaires.
La suppression des emplois annoncée le même jour par le directeur général Dara Khosrowshahi vise à alléger les strates de management et à rediriger des capitaux vers trois priorités : les produits historiques du groupe, les paiements aux chauffeurs et livreurs, et le développement des véhicules autonomes. Uber a engagé plus de 10 milliards de dollars dans des partenariats de robotaxis avec Avride, Lucid, Nuro et Rivian, des activités qui exigent des villes denses et à forte capacité tarifaire, un profil qui ne correspond pas à Lagos, Abuja ou Kampala.
La présence d’Uber en Afrique s’est ainsi réduite de moitié en moins de deux ans. L’entreprise avait déjà quitté la Côte d’Ivoire en 2025 et la Tanzanie en janvier 2026. Elle ne compte désormais plus que quatre marchés sur le continent : l’Égypte, le Ghana, le Kenya et l’Afrique du Sud.
Douze ans de présence au Nigeria
Au Nigeria, Uber mettait fin à douze années de présence, après avoir lancé son service à Lagos en 2014. L’entreprise y faisait face depuis plusieurs années à des pressions structurelles, notamment la hausse des coûts liée à la suppression des subventions sur le carburant, ainsi qu’à des différends persistants avec les chauffeurs sur le niveau de ses commissions, montées jusqu’à 25 % des courses.
En Ouganda, où Uber était présent à Kampala, le service disparaît dans un contexte comparable, l’entreprise jugeant le marché trop restreint pour justifier un maintien de ses investissements, selon les explications données par le groupe.
Uber avait été l’un des premiers services de VTC à s’implanter dans les deux pays, avant l’arrivée de concurrents locaux et régionaux qui se disputent désormais ces marchés en son absence.



Commentaires