Israël : MSF devra quitter Gaza d’ici le 28 février
Le gouvernement israélien a annoncé, dimanche 1er février, la fin des activités de Médecins Sans Frontières (MSF) dans la bande de Gaza d’ici au 28 février, reprochant à l’ONG de ne pas avoir transmis la liste de ses employés palestiniens. Le ministère de la Diaspora, chargé de l’enregistrement des organisations humanitaires, a indiqué que cette obligation d’identification s’applique à toutes les organisations opérant dans la région, a rapporté l’AFP.

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Dans son communiqué, le ministère a précisé qu’il allait « mettre fin aux activités » de MSF dans le territoire palestinien en raison du refus de fournir les informations requises. L’annonce, diffusée dimanche, fixe un calendrier précis : MSF doit cesser ses opérations et quitter la bande de Gaza au plus tard le 28 février, selon l’agence de presse.
Médecins Sans Frontières, ONG médicale internationale connue pour intervenir dans les zones de conflit et en situation d’urgence sanitaire, est présente depuis plusieurs années dans divers secteurs de la bande de Gaza. L’organisation fournit habituellement des soins d’urgence, des prises en charge chirurgicales et une assistance médicale aux populations civiles touchées par les violences et la crise humanitaire.
Modalités invoquées et portée de la décision
Le ministère israélien positionne la demande de listes d’employés comme une exigence administrative liée à l’enregistrement et au contrôle des acteurs humanitaires sur le territoire palestinien. Selon le texte cité par l’AFP, cette exigence est « applicable à toutes les organisations humanitaires opérant dans la région », sans distinction de nationalité ou de statut juridique.
Le rappel à l’ordre et la décision de suppression des activités de MSF interviennent dans un contexte administratif où les autorités israéliennes supervisent l’accréditation et la présence d’organisations étrangères en zones sensibles. Le ministère de la Diaspora, qui a la charge de ces dossiers, a ainsi formalisé la sanction par un délai clair pour la cessation des interventions et l’évacuation des équipes concernées.
De son côté, MSF n’a pas vu ses motifs de refus détaillés dans le communiqué du ministère repris par l’AFP. L’organisation, reconnue pour sa neutralité et son indépendance opérationnelle, gère habituellement des équipes composées de personnels internationaux et locaux afin d’assurer la continuité des soins sur le terrain.
La date butoir du 28 février figure explicitement dans l’annonce officielle ; le ministère a indiqué que les mesures prises découlent du non-respect de l’obligation d’enregistrement et de communication des données du personnel, imposée aux acteurs humanitaires intervenant dans la bande de Gaza, rapporte l’AFP

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