Guerre au Moyen-Orient: l’Irak demande le report des barrages de la Coupe du monde
En raison des tensions régionales et des difficultés de déplacement liées à la fermeture de l’espace aérien irakien, le sélectionneur Graham Arnold a sollicité la FIFA pour reporter le barrage qualificatif de l’Irak pour la Coupe du monde de la FIFA.
Les tensions géopolitiques actuelles pourraient avoir des répercussions directes sur la préparation de la sélection irakienne. Le sélectionneur de l’Irak, Graham Arnold, a officiellement demandé à la FIFA de reporter le match de barrage qualificatif pour la Coupe du monde de la FIFA. La rencontre, programmée le 31 mars à Monterrey, doit opposer l’Irak au vainqueur du duel entre la Bolivia et la Suriname. Le technicien australien justifie sa demande par le contexte sécuritaire tendu au Moyen-Orient, marqué notamment par les tensions impliquant les USA, Israel et l’Iran. Une situation qui complique fortement les déplacements de la sélection irakienne.
Depuis la fin du mois de février, l’Irak a en effet fermé son espace aérien, rendant particulièrement difficiles les trajets de nombreux internationaux et membres du staff appelés à rejoindre la sélection. « Ce ne serait pas notre meilleure équipe, et nous avons besoin de notre meilleure équipe pour le match le plus important du pays depuis 40 ans », a expliqué Arnold.
Le sélectionneur a également souligné l’immense passion du peuple irakien pour le football. « Les Irakiens sont incroyablement passionnés par ce sport. Le fait que le pays ne se soit pas qualifié pour la Coupe du monde depuis 40 ans est probablement l’une des raisons pour lesquelles j’ai accepté ce poste. Mais avec la fermeture de l’aéroport, nous travaillons activement pour trouver une solution », a-t-il ajouté. L’Irak s’est qualifié pour ces barrages après sa victoire contre les United Arab Emirates national football team lors du tour précédent. Conscient de l’importance de cette échéance, Arnold insiste sur la nécessité de disposer d’un effectif complet. Selon lui, devoir se reposer uniquement sur les joueurs évoluant à l’étranger compliquerait considérablement les chances de qualification.


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