États-Unis : Donald Trump donne à l’UE jusqu’au 4 juillet pour appliquer l’accord commercial
Le président américain Donald Trump a annoncé jeudi 7 mai avoir donné à l’Union européenne jusqu’au 4 juillet 2026 — 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance des États-Unis — pour mettre pleinement en œuvre l’accord commercial conclu l’été dernier à Turnberry, en Écosse. Passé ce délai, a-t-il averti sur Truth Social, les droits de douane américains sur les produits européens « bondiraient immédiatement à des niveaux beaucoup plus élevés ».

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L’ultimatum a été formulé à l’issue d’un entretien téléphonique entre Trump et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, que le président américain a qualifié de « très bon ». Trump a affiché son impatience sur son réseau social : « J’ai attendu patiemment que l’UE remplisse sa part de l’accord commercial historique auquel nous sommes parvenus, le plus grand accord commercial jamais conclu. L’UE a promis de réduire ses droits de douane à ZÉRO. »
L’accord conclu l’été dernier à Turnberry prévoit que l’UE supprime les droits de douane sur la quasi-totalité des importations américaines. En contrepartie, Washington s’est engagé à plafonner ses propres droits de douane sur les produits européens à 15%, évitant ainsi une escalade tarifaire supplémentaire. Le Parlement européen a approuvé le texte fin mars 2026 sous conditions, mais les procédures internes imposent encore des négociations avec les États membres avant son application formelle, ce qui explique le retard que fustige Trump.
Bruxelles campe sur sa position
Von der Leyen a rappelé à Trump, lors de leur appel, qu’en vertu du plafond de 15% prévu dans l’accord, Washington ne peut pas augmenter unilatéralement ses droits de douane. Bruxelles avait par ailleurs assuré, en réponse aux menaces de surtaxes sur les automobiles proférées vendredi dernier, que l’UE respectait sa part de l’accord et que Washington avait été tenu informé « tout au long des procédures » législatives d’entérinement. Les discussions entre les Vingt-Sept et le Parlement européen ont progressé, mais sans aboutir à ce stade, selon des sources bruxelloises.
Une pression récurrente
Cet ultimatum s’inscrit dans un bras de fer commercial continu. Vendredi dernier, Trump avait déjà menacé de porter les droits de douane sur les voitures et camions fabriqués dans l’UE de 15% à 25%. Cette nouvelle pression, adossée à la symbolique du 250e anniversaire de l’indépendance américaine, donne à Bruxelles sept semaines pour finaliser les procédures internes — un calendrier que les experts bruxellois jugent très serré au regard des exigences constitutionnelles et parlementaires européennes.


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