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RDC : l’ex-président Joseph Kabila visé par des sanctions américaines pour soutien au M23

Les services américains ont annoncé l’inscription de Joseph Kabila, ancien chef de l’État congolais, sur une liste de sanctions établie par l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), l’entité du Trésor chargée d’appliquer des mesures financières contre les personnes considérées comme une menace pour la stabilité.

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RDC: Washington sanctionne l'ex-président Kabila l’accusant de «semer l’instabilité» en soutenant le M23
RDC: Washington sanctionne l'ex-président Kabila l’accusant de «semer l’instabilité» en soutenant le M23
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Directeur de la République démocratique du Congo entre 2001 et 2019, M. Kabila se voit aujourd’hui visé par Washington, qui l’accuse d’avoir participé à des actions susceptibles de fragiliser le gouvernement congolais en apportant un soutien au mouvement armé M23.

Selon l’OFAC, les liens reprochés à l’ancien président concernent à la fois l’appui au groupe rebelle et ses relais politiques, désignés comme l’AFC. L’agence affirme par ailleurs que, l’an passé, M. Kabila aurait bénéficié d’une protection assurée par le M23 à Goma, bastion de cette formation dans l’est du pays.

Cette décision américaine intervient après une condamnation par contumace prononcée en septembre par la justice congolaise, laquelle avait infligé la peine capitale à Joseph Kabila pour complicité avec le M23. Quelques semaines après ce verdict, la RDC et le Rwanda avaient conclu à Washington un accord fragile visant à apaiser les tensions, sous l’égide de l’ancien président américain Donald Trump.

Portée des sanctions et message politique

Un responsable de l’OFAC, Scott Bessent, a rappelé que l’administration américaine place la paix au centre de ses actions et souhaite que ceux qui perturbent l’ordre public soient tenus responsables, soulignant ainsi la volonté de Washington d’agir contre les instigateurs d’instabilité.

Concrètement, les mesures prononcées bloquent tout bien éventuel détenu aux États-Unis au nom de Joseph Kabila et interdisent aux ressortissants et aux entreprises américaines d’engager des opérations financières ou commerciales avec lui, plaçant l’ex-président sous une contrainte juridique et économique forte vis-à-vis du territoire américain.

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