Niger : deux journalistes libérés après plusieurs mois de détention
Deux journalistes nigériens ont retrouvé la liberté en l’espace de 24 heures à Niamey, dans la nuit du mercredi 6 au jeudi 7 mai 2026, selon des sources judiciaires citées par des médias locaux.


Le premier, Gazali Abdou, correspondant de la radio internationale allemande Deutsche Welle, a obtenu une liberté provisoire annoncée jeudi matin par la chaîne de télévision Gaskia. Il avait été arrêté en janvier 2026 après avoir réalisé un reportage sur les conditions de vie de centaines de réfugiés nigérians à Niamey.
Le second, Ousmane Zada, directeur de publication du journal régional « Tal Info », a également été remis en liberté après sept mois de détention. Une source judiciaire a confirmé à l’AFP sa « sortie de prison ». En septembre 2025, un tribunal de Niamey l’avait condamné à 30 mois de prison pour « propos injurieux » à l’égard du chef du régime militaire, le général Abdourahamane Tiani.
Ces deux libérations interviennent dans un contexte de répression sévère et documentée de la presse au Niger depuis le coup d’État militaire de juillet 2023. Selon les données de l’ONU, 13 journalistes ont été arrêtés au Niger en 2025, l’organisation ayant appelé à leur libération immédiate. Des organisations locales de presse estiment que six journalistes sont toujours détenus, poursuivis notamment pour « atteinte à la défense nationale » et « complot contre l’autorité de l’État ». En janvier 2026, Ali Soumana, directeur de publication du Courrier, influent hebdomadaire, avait également obtenu une liberté provisoire après plusieurs mois de détention préventive pour « diffamation » à l’encontre d’un ministre.


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