Après 37 morts à Minna, le NSCDC place 24 agents en détention

Le commandant suspendu du NSCDC dans l’État du Niger et 23 autres agents sont désormais retenus au siège national à Abuja. Ils doivent être interrogés puis mis à la disposition des commissions d’enquête.

SéCURITé
Agents du Nigeria Security and Civil Defence Corps
Photo : Abdulkadir Mustapha Ciroma / Wikimedia Commons
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Le Nigeria Security and Civil Defence Corps (NSCDC) a placé 24 de ses agents en détention interne à Abuja dans le cadre de l’enquête sur la mort de 37 personnes arrêtées pour exploitation minière présumée illégale à Minna. Le groupe comprend Suberu Siyaka Aniviye, commandant du corps dans l’État du Niger suspendu après le drame.

Dans une déclaration rendue publique dimanche 20 septembre, le NSCDC indique que les agents liés à l’incident sont interrogés au siège national et seront mis à la disposition de la commission indépendante présidentielle et des autres instances d’enquête. Trois agents supplémentaires ont été identifiés après la première liste, portant de 21 à 24 le nombre de personnels concernés.

Cette mesure va plus loin que les suspensions administratives annoncées la veille. Le gouvernement avait alors suspendu 21 agents et installé une commission indépendante de dix membres chargée d’établir les circonstances des décès et d’identifier d’éventuelles responsabilités.

Les 37 victimes faisaient partie d’un groupe arrêté les 15 et 16 septembre lors d’opérations contre des sites miniers présumés illégaux. La cause exacte des décès n’est pas encore établie. Des survivants et des familles ont dénoncé des conditions de détention extrêmement difficiles, tandis que le NSCDC avait d’abord évoqué un possible foyer de maladie.

Le président Bola Tinubu a ordonné le 18 septembre une enquête complète et transparente. Il a précisé que la suspension d’agents ne pouvait pas se substituer à l’établissement d’une éventuelle responsabilité pénale et que tout responsable reconnu coupable d’abus, de négligence ou de mauvais traitements devait répondre de ses actes devant la justice.

Le commandant général du NSCDC, Ahmed Audi, a également ordonné que le drapeau du corps soit mis en berne pendant trois jours à compter du 20 septembre. La commission indépendante dispose de deux semaines pour remettre son rapport au ministre de l’Intérieur.

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