En Russie, le parti de Poutine dépasse 57 % après 20 % du dépouillement
Russie unie domine les premiers résultats des législatives du 20 septembre 2026. Le parti au pouvoir conserve une large avance, tandis que cinq formations franchissent provisoirement le seuil d'entrée à la Douma.

Russie unie, le parti au pouvoir de Vladimir Poutine, arrive largement en tête des élections législatives russes du dimanche 20 septembre 2026. Après le dépouillement d’environ 20 % des protocoles, la Commission électorale centrale lui attribue un peu plus de 57 % des voix, contre environ 14 % au Parti communiste.
Ces premiers résultats placent Russie unie en position de conserver sa domination à la Douma, dans le premier scrutin parlementaire organisé depuis le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en 2022. Les résultats définitifs ne doivent pas être proclamés avant la fin du dépouillement national, attendue dans les prochains jours.
À ce stade, cinq partis franchissent le seuil de 5 % nécessaire pour obtenir des sièges à la proportionnelle. Outre Russie unie et le Parti communiste, le LDPR se situe autour de 9,3 %, Nouveaux Gens autour de 7,9 % et Russie juste autour de 5,1 %. La participation nationale était proche de 57 % à la fermeture des bureaux.
Les électeurs renouvelaient les 450 sièges de la Douma d’État pour un mandat de cinq ans. La moitié des députés est élue sur des listes nationales à la proportionnelle, l’autre moitié dans des circonscriptions uninominales.
Le scrutin s’est déroulé dans un environnement politique fortement contrôlé. Le parti libéral Iabloko, opposé à la guerre en Ukraine, avait été écarté de la liste nationale, tandis que plusieurs figures anti-guerre ont été emprisonnées, poursuivies ou contraintes à l’exil. Les partis représentés à la Douma sortante ont, dans leur grande majorité, soutenu les principales orientations du Kremlin.
Le vote a également été organisé dans des territoires ukrainiens occupés et revendiqués par Moscou. L’Ukraine et l’Union européenne ont dénoncé l’organisation du scrutin dans ces zones, qu’elles considèrent comme ukrainiennes au regard du droit international.
Vladimir Poutine avait présenté ces législatives comme un test du soutien populaire à la ligne suivie depuis le début de la guerre. Le dernier jour du vote a par ailleurs coïncidé avec une attaque massive de drones contre Moscou et sa région, sans interruption générale du scrutin annoncée par les autorités russes.



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