Ormuz restera fermé tant que Washington n’honore pas ses engagements, prévient Téhéran
L’Iran conditionne toute réouverture du détroit d’Ormuz au respect de ses demandes et des engagements américains. Téhéran affirme avoir transmis ses conditions à Washington par l’intermédiaire de médiateurs.

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L’Iran maintiendra le détroit d’Ormuz fermé tant que ses conditions ne seront pas remplies et que les États-Unis n’auront pas respecté leurs engagements, a déclaré dimanche 20 septembre le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf. Téhéran affirme avoir transmis ses demandes à Washington par l’intermédiaire de médiateurs.
Devant le Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf a exclu un retour au cadre précédent des négociations ou une réouverture du passage maritime avant la reconnaissance de ce que l’Iran considère comme ses droits et l’exécution des engagements américains. Il n’a pas détaillé dans cette intervention l’ensemble des conditions adressées aux États-Unis.
Le détroit d’Ormuz est l’un des principaux points de passage du commerce énergétique mondial. Sa fermeture et les restrictions imposées depuis le début du conflit entre l’Iran, les États-Unis et Israël ont fortement perturbé les flux maritimes dans le Golfe et accru la pression sur les marchés pétroliers.
Washington et Téhéran avaient conclu en juin un accord intérimaire prévoyant notamment un arrêt des opérations militaires et des arrangements destinés à rétablir la navigation. Le processus s’est ensuite enlisé sur les conditions de sécurité et de circulation dans le détroit. L’Iran lie depuis la normalisation du trafic à plusieurs demandes adressées aux États-Unis.
La paralysie du passage reste visible dans le trafic commercial. Le 11 septembre, Bénin Web TV rapportait que seuls sept navires commerciaux avaient franchi le détroit en une journée, contre des niveaux très supérieurs avant la guerre. Les armateurs et assureurs continuent d’intégrer un risque élevé dans leurs décisions de navigation.
Des conditions transmises par des médiateurs
Mohammad Bagher Ghalibaf a affirmé que les messages iraniens avaient été transmis « explicitement » à la partie américaine par des intermédiaires. Selon les informations publiées ces dernières semaines, les discussions portent notamment sur la levée de mesures américaines visant les ports et les exportations pétrolières iraniennes, sur des avoirs gelés et sur les garanties de sécurité réclamées par Téhéran.
Le responsable iranien a parallèlement défendu la poursuite simultanée de la pression militaire et de la diplomatie. Cette position intervient alors que les tensions restent élevées dans le Golfe et que les États-Unis maintiennent une présence navale importante autour des routes énergétiques de la région.
Le détroit avait déjà été fermé par l’Iran en juin après ce que Téhéran avait présenté comme des violations du cessez-le-feu. Les autorités iraniennes ont depuis autorisé certains passages sous conditions, tout en maintenant des restrictions sur les navires considérés comme liés aux pays adverses.
Au 20 septembre, aucune réponse américaine publique aux nouvelles déclarations de Mohammad Bagher Ghalibaf n’avait été annoncée. Le président du Parlement iranien a confirmé que Téhéran attendait toujours la réaction de Washington aux demandes transmises par les médiateurs.



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