Trump menace d’« anéantir » l’Iran, Mahama appelle au dialogue à l’ONU
Le président ghanéen a estimé jeudi qu’aucune civilisation ne devait être détruite, deux jours après l’ultimatum de son homologue américain à Téhéran. Sans citer Donald Trump, il a défendu le dialogue et le respect de la souveraineté des États.

Le président ghanéen John Dramani Mahama a déclaré jeudi 24 septembre 2026 à l’Assemblée générale de l’ONU qu’« aucune civilisation humaine ne mérite d’être anéantie », avant de défendre le dialogue pour résoudre les crises. Cette prise de position intervient deux jours après que Donald Trump a menacé d’« anéantir la République islamique » si aucun accord n’était conclu avec l’Iran.
John Dramani Mahama n’a pas cité Donald Trump ni présenté ses propos comme une réponse directe. Il a ajouté qu’un État membre des Nations unies ne devait pas être détruit et que même les différends les plus difficiles pouvaient être réglés par la discussion.
Dans son propre discours du 22 septembre, le président américain avait posé une alternative entre un accord permettant à l’Iran de se reconstruire et la destruction rapide de la République islamique. L’allocution officielle publiée par l’ONU reprend cette menace.
Le chef de l’État ghanéen a aussi appelé au respect de la souveraineté, à la protection des civils et à l’accès humanitaire. Il a réclamé une représentation permanente de l’Afrique au Conseil de sécurité de l’ONU.
Sur le plan économique, il a demandé des financements concessionnels de long terme pour l’industrialisation, le capital humain et l’adaptation climatique, en affirmant que l’Afrique recherchait un partenariat d’égal à égal plutôt que la charité.



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