Ghana : un audit spécial demandé sur les évacuations depuis 2017

Le ministère ghanéen des Affaires étrangères a saisi l’Auditeur général pour examiner les évacuations d’urgence financées par l’État depuis 2017. La demande couvre notamment les opérations COVID-19, Ukraine, Soudan et Afrique du Sud.

DIPLOMATIE
Vue de l’aéroport international Kotoka à Accra, au Ghana.
Photo : Banku / Wikimedia Commons
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SOMMAIRE

Le ministère ghanéen des Affaires étrangères a demandé à l’Auditeur général de conduire un audit spécial des évacuations d’urgence financées par l’État depuis 2017. La saisine, datée du 17 septembre 2026, doit examiner séparément les dispositifs financiers et administratifs mobilisés pour rapatrier des ressortissants ghanéens confrontés à des crises à l’étranger.

Le périmètre annoncé comprend au moins quatre opérations : les évacuations liées au COVID-19 en 2020, celles d’Ukraine en 2022, du Soudan en 2023 et d’Afrique du Sud en 2026. Le ministère a également invité l’Auditeur général à intégrer toute autre évacuation financée par les pouvoirs publics qu’il jugerait pertinente.

La demande intervient après la remise, le 18 septembre, d’un dossier de plus de 200 pages en réponse à une requête formulée au titre du droit à l’information par un membre de la commission parlementaire des Affaires étrangères. Les documents portent notamment sur l’opération sud-africaine, ses bénéficiaires, ses dépenses et les pièces destinées à justifier les montants engagés.

Le Ghana avait achevé le 4 septembre l’évacuation de ses ressortissants d’Afrique du Sud. Les chiffres détaillés ensuite par le gouvernement font état de 1 964 personnes rapatriées entre le 27 mai et le 4 septembre, pour un coût total de 49,721 millions de cedis. L’État a financé 33,721 millions de cedis et l’entreprise Engineers and Planners a apporté 16 millions de cedis.

Les vols affrétés, premier poste de dépense

Le détail communiqué par le ministère chiffre les vols affrétés à 27,183 millions de cedis, soit le premier poste de dépense. Les billets d’avion et frais liés aux escales représentent 9,420 millions de cedis supplémentaires. Les allocations de réintégration et de transport versées aux rapatriés atteignent 10,802 millions de cedis, avec 5 500 cedis accordés à chaque bénéficiaire au titre de ces deux aides.

Dans sa demande, le ministère souhaite que l’audit distingue chaque opération et établisse les coûts, constats et recommandations correspondants. Il demande aussi que l’examen tienne compte du caractère urgent des évacuations et serve à renforcer la préparation, les contrôles internes et la gestion financière des futurs rapatriements d’urgence.

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