À l’ONU, Diomaye Faye annonce la candidature du Sénégal au Conseil de sécurité pour 2032-2033
Devant l’Assemblée générale, Bassirou Diomaye Faye a présenté la candidature sénégalaise au Conseil de sécurité pour 2032-2033 et demandé une réforme de sa représentation.

Le Sénégal briguera un siège non permanent au Conseil de sécurité des Nations unies pour la période 2032-2033. Bassirou Diomaye Faye l’a annoncé jeudi 24 septembre à la tribune de l’Assemblée générale, au terme d’un plaidoyer pour une réforme de l’organe chargé de la paix et de la sécurité internationales.
Pour le président sénégalais, la composition actuelle du Conseil ne reflète plus « la réalité de notre temps ». Reconnaissant qu’un élargissement ne doit pas ralentir ses décisions, il a appelé les États membres à dépasser les déclarations de principe. « Nous ne devons plus rester dans le temps du constat. Nous devons être dans le temps de l’urgence, dans le temps de l’action », a-t-il lancé. Il a inscrit cette demande dans la position commune africaine portée par le consensus d’Ezulwini, qui réclame notamment une représentation permanente du continent.
Faye a défendu dans le même discours le maintien d’un cadre multilatéral, malgré les difficultés financières de l’ONU, les limites de ses opérations de paix et les retards pris dans la réalisation des objectifs de développement durable. Selon lui, ces faiblesses justifient une réforme de l’organisation, sans abandonner les mécanismes communs de dialogue et de règlement des conflits. « Nous ne réglerons pas les crises en fragmentant davantage le système multilatéral », a-t-il déclaré.
Le chef de l’État a ainsi apporté le soutien du Sénégal à l’initiative ONU80, engagée pour rendre l’organisation plus efficace. Il a demandé un fonctionnement moins bureaucratique, une meilleure maîtrise des dépenses et une coordination plus étroite entre le siège et les équipes présentes sur le terrain. Il a également rappelé que cette transformation dépend du paiement par les États de leurs contributions financières.
Sur le financement du développement, Faye a appelé à améliorer l’accès des pays aux ressources promises dans l’Engagement de Séville et le Pacte pour l’avenir. Il a aussi défendu une intelligence artificielle encadrée par des principes d’éthique, de responsabilité et d’inclusion, présentant le premier satellite sénégalais comme un signe de l’ambition technologique du pays.
Enfin, le président a renouvelé à la tribune de l’ONU son appui à la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général. Il a demandé aux autres États membres de soutenir son prédécesseur, qu’il présente comme un dirigeant capable de dialoguer avec l’ensemble des pays.



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