Stéphane Bern rongé par ce poison à 62 ans
Stéphane Bern, visage familier du petit écran, a reconnu souffrir d’un trouble de l’accumulation qui l’empêche de jeter des objets, révélant une réalité rarement exposée dans les médias. À 62 ans, l’animateur s’est confié en 2020 dans les colonnes de Paris Match sur sa difficulté à se séparer de biens, évoquant notamment une collection de boîtes de biscuits Delacre décorées de familles royales. Ce témoignage personnel met en lumière un comportement classé parmi les troubles mentaux et souvent confondu avec une simple passion de collection.

SOMMAIRE
Dans son propos, Stéphane Bern décrit un bureau encombré et un attachement à des objets qu’il conserve depuis des années. Il a expliqué posséder une quinzaine de boîtes de biscuits Delacre, certaines ornées de la famille royale belge, et résume la situation en ces termes : « c’est dans un foutoir total, c’est plein de vie, mais on ne sait plus où marcher ! ». L’animateur, par ailleurs remplacé sur Danse avec les stars selon des informations publiées, a fait de cet aveu rare un moment de franchise sur sa vie privée.
Le trouble dont il parle est répertorié dans les manuels diagnostiques psychiatriques et se caractérise par une difficulté persistante à jeter ou à se séparer d’objets, même de faible valeur. Il diffère de la collection organisée : ici, l’accumulation est désordonnée et finit par empiéter sur l’espace de vie. Interrogé dans Mieux Vivre Santé, le psychiatre Jérôme Palazzolo alerte sur les conséquences possibles, citant notamment le risque d’isolement social et, dans les formes sévères, l’évolution vers un état proche du syndrome de Diogène.
Un trouble méconnu aux conséquences tangibles
Les spécialistes distinguent l’accumulation pathologique de la simple passion pour des objets par l’impact sur le quotidien : encombrement des pièces, impossibilité d’accueillir du monde, et parfois négligence de l’hygiène. Selon Jérôme Palazzolo, « l’espace vital de la personne finit par être saturé, affectant sa vie sociale au quotidien : elle n’accueille plus personne chez soi et ne se rend plus chez les autres, de peur de devoir ensuite inviter en retour… C’est un facteur d’isolement majeur. Ça peut même aller jusqu’au syndrome de Diogène, c’est-à-dire que la personne ne jette même plus ses détritus, néglige son hygiène et finit par vivre dans des conditions insalubres ».
Les témoignages de personnalités publiques comme celui de Stéphane Bern, qui admet conserver des objets sans logique apparente, contribuent à la visibilité de ce trouble. En parlant ouvertement de sa situation, l’animateur a apporté une illustration concrète d’un comportement souvent minimisé ou mal compris et a suscité des réactions dans la presse spécialisée et grand public.

Commentaires