Sénégal : rejeté par l’UA, Macky Sall maintient sa candidature au poste de secrétaire général de l’ONU
Malgré l’absence d’un appui formel de l’Union africaine, l’ancien chef de l’État sénégalais Macky Sall maintient sa candidature pour la fonction de secrétaire général des Nations unies, dont le successeur d’Antonio Guterres doit être désigné à la fin de l’année. L’Union africaine a vu 20 de ses 55 membres s’opposer à la proposition de soutien, un nombre supérieur au seuil d’un tiers (soit au maximum 18) nécessaire pour valider une telle endorsement.

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La cellule de communication de Macky Sall assure toutefois que sa démarche se poursuit et souligne que la majorité des pays africains lui ont donné leur appui. Selon l’équipe de l’ancien président, la candidature reste donc en lice malgré le rejet au niveau continental.
Pour des membres proches du camp Sall, les réactions contrastées — entre exultation et indignation — traduisent surtout une méconnaissance des mécanismes qui président aux procédures dans les organisations internationales. Ils estiment que ces réactions ne modifient pas la légitimité ni la validité de la démarche.
Les chiffres avancés par l’entourage de Macky Sall évoquent 36 États favorables sur 54, soit environ 61 % d’expressions de soutien sur le continent. D’après ses proches, l’absence d’un soutien unifié de l’UA aurait davantage une portée politique symbolique qu’une conséquence directe sur la validité de la candidature.
Le manque d’appui officiel du Sénégal ne freine pas la campagne
Interrogé sur le signal politique envoyé par la décision de l’UA, un cadre du parti de Macky Sall minimise son impact en rappelant des précédents où des candidats ont continué leur course sans l’aval de leur pays d’origine. L’exemple cité montre que l’absence d’un soutien national n’empêche pas nécessairement de rester en compétition.
Dans un communiqué, le service de communication de Macky Sall a confirmé la poursuite de la candidature et précisé qu’après des révisions, l’Égypte et le Liberia ont retiré leur objection ou leur demande de prolongation relative à la procédure dite « silencieuse ». Le texte indique qu’au final treize pays ont maintenu une objection et cinq ont simplement demandé un délai supplémentaire, ramenant à dix-huit le nombre total d’États concernés.
Le Sénégal n’a pas été isolé dans son refus : dix-neuf autres membres de l’organisation continentale ont exprimé des réserves ou un désaccord. Parmi les arguments avancés par certains pays, le Nigeria a pointé le principe de rotation géographique au sein des Nations unies, estimant que la prochaine désignation devrait revenir à une personnalité d’Amérique latine et des Caraïbes.
Le mandat d’Antonio Guterres, en poste depuis janvier 2017, arrive à son terme à la fin de l’année 2026.



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