Recherche et innovation : le Ghana fixe ses priorités pour booster l’économie réelle

En prenant ses fonctions le 29 août, la nouvelle ministre ghanéenne de l’Environnement, de la Science et de la Technologie, Zanetor Agyeman-Rawlings, a été chargée par le président John Dramani Mahama de rapprocher recherche universitaire et besoins économiques du pays.

ECONOMIE
0 vues
La Ville d'Accra au Ghana
La Ville d'Accra au Ghana PH: DR
2 min de lecture
Google News Commenter

SOMMAIRE

Le président ghanéen John Dramani Mahama a chargé, samedi 29 août, la nouvelle ministre de l’Environnement, de la Science et de la Technologie, Zanetor Agyeman-Rawlings, de rendre son ministère plus réactif aux besoins du pays, en resserrant les liens entre universités, institutions scientifiques et entreprises. Lors de la cérémonie de prestation de serment, le chef de l’État a appelé à transformer la recherche en solutions concrètes et en emplois, plutôt que de la laisser isolée des besoins économiques.

Le président souhaite que les jeunes Ghanéens appliquent leurs compétences technologiques à des secteurs jugés prioritaires : l’agriculture, la santé, l’énergie, l’industrie et l’économie numérique.

Le Ghana a lancé en juin un Fonds national de recherche doté d’un capital de départ de 100 millions de cedis (environ 8 millions de dollars), destiné à financer des programmes doctoraux et postdoctoraux. En avril, le pays avait par ailleurs annoncé un investissement de 250 millions de dollars pour la mise en place d’un centre de calcul dédié à la recherche en intelligence artificielle, dont 20 millions de dollars pour sa première phase de mise en œuvre.

Ces annonces interviennent alors que les dépenses de recherche et développement du Ghana ne représentaient que 0,39 % du produit intérieur brut en 2024, loin de l’objectif national de 1 % fixé par les autorités.

Une recherche encore peu valorisée par l’économie

La même année, 125 résultats de recherche ont été adoptés par des entreprises et 32 technologies ont été commercialisées, un niveau jugé insuffisant au regard du potentiel scientifique du pays, selon les données citées par les autorités ghanéennes.

Médecin de formation et fille de l’ancien président Jerry Rawlings, Zanetor Agyeman-Rawlings hérite d’un portefeuille resté vacant depuis la mort accidentelle de son précédent titulaire, Ibrahim Murtala Muhammed, tué avec sept autres personnes dans le crash d’un hélicoptère militaire le 6 août 2025.

À NE PAS MANQUER

Commentaires

FIL D'ACTU
14:34 Recherche et innovation : le Ghana fixe ses priorités pour booster l’économie réelle