Patrick Bruel : Mimie Mathy maintient son soutien, Marlène Schiappa dénonce des propos « problématiques »
Après une première sortie sur RTL, la comédienne Mimie Mathy a réitéré, dans les colonnes du Parisien, son soutien à Patrick Bruel, mis en examen pour violences sexuelles, et fait état de son inquiétude pour le chanteur. Ses propos ont suscité une vive réaction de l'ancienne secrétaire d'État Marlène Schiappa.

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La comédienne Mimie Mathy a réaffirmé son soutien à Patrick Bruel, mis en examen pour des faits de violences sexuelles et présumé innocent, dans un entretien au Parisien publié jeudi 3 septembre 2026. Elle y confie également son inquiétude pour le chanteur, qui a annoncé l’annulation de sa tournée prévue en octobre.
« Je ne le sens pas bien », a déclaré Mimie Mathy au quotidien, avant de nuancer : « Il a la chance d’être entouré par sa compagne, ses enfants, ses amis… Je pense qu’il a hâte que tout cela soit derrière lui. »
Cette nouvelle prise de parole fait suite à une première intervention de la comédienne, mercredi 2 septembre, au micro de Marc-Olivier Fogiel sur RTL. Elle y avait exprimé sa tristesse face à l’annulation de la tournée de son ami de longue date au sein des Enfoirés : « Je suis très triste qu’il se sente obligé d’annuler parce que la justice, pour l’instant, n’a pas tranché. C’est à la justice de trancher. »
Sur RTL, elle avait ajouté une formulation qui a suscité de vives réactions : « Patrick, c’est un séducteur. Il a été séducteur. Il a été plus harcelé que harceleur, à mon avis. Mais ça, c’est la justice qui en décidera. »
Mimie Mathy se défend de tout parti pris
Interrogée à nouveau par Le Parisien, Mimie Mathy s’est défendue de prendre parti dans l’affaire : « Je ne prends aucun parti, et je respecte toutes les victimes. Je dis simplement qu’il faut laisser la justice faire son travail », a-t-elle assuré, dénonçant selon ses mots « une mise à mort bizarre ». Elle a maintenu sa description du chanteur, tout en reconnaissant : « Je suis consciente que ce n’est pas un saint, personne ne l’est. Personnellement, je ne l’ai jamais vu forcer quelqu’un. »
Marlène Schiappa dénonce une rhétorique « problématique »
Ces propos ont provoqué la réaction de Marlène Schiappa, ancienne secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et conseillère de Paris. Interrogée sur BFMTV, elle a jugé que les déclarations de Mimie Mathy donnaient « l’impression qu’on est dans une capsule de voyage dans le temps » et qu’on était « revenu vingt ans en arrière quand on entendait encore des excuses sur les violences sexuelles ».
Marlène Schiappa a précisé sa critique en dénonçant une mise en parallèle qu’elle juge infondée entre la notoriété de séducteur prêtée à Patrick Bruel et les accusations dont il fait l’objet : « Elle a une rhétorique qui est extrêmement problématique parce qu’elle met en face-à-face deux faits qui n’ont rien à voir. […] C’est comme quand on nous disait «c’est un homme très beau, donc il n’a pas pu violer des femmes». Ça n’a absolument rien à voir ! »



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