Ouganda : le premier pétrole repoussé avant fin juin 2027
Kampala vise désormais le premier pétrole commercial avant la fin juin 2027, tandis que l’oléoduc EACOP doit être prêt à recevoir le brut à la mi-décembre 2026.

L’Ouganda vise désormais le démarrage de sa production pétrolière commerciale avant la fin juin 2027, après avoir manqué l’objectif fixé à juillet 2026. Des responsables du ministère des Finances, de l’Autorité pétrolière et de la compagnie nationale UNOC ont présenté ce nouveau calendrier devant la commission des Finances du Parlement.
L’oléoduc d’Afrique de l’Est, EACOP, long de 1 443 kilomètres entre l’Ouganda et le port tanzanien de Tanga, doit être prêt à recevoir du brut à la mi-décembre 2026. Michael Ochan, directeur exécutif par intérim de l’Autorité pétrolière ougandaise, a indiqué que 1 414 kilomètres de conduites avaient déjà été posés et enterrés.
Les principaux travaux restant concernent notamment les stations de pompage 3 et 4, ainsi que des installations électriques, de télécommunications, d’instrumentation et de sécurité. Les autorités prévoient leur achèvement au début de décembre pour permettre l’alimentation du pipeline quelques semaines plus tard.
Ce calendrier marque un nouveau décalage. En mars 2026, l’Autorité pétrolière avait encore indiqué au Parlement que le premier pétrole était attendu avant la fin juillet. À cette date, EACOP était donné à 81 % d’avancement, contre 67 % pour Tilenga et 77 % pour Kingfisher.
Début septembre, le gouvernement affichait encore des échéances plus rapprochées sur certains volets du projet. Lors d’une visite présidentielle à Kingfisher le 2 septembre, le ministère de l’Énergie avait annoncé une préparation au premier pétrole de 98 % pour ce champ et évoqué une mise en production avant la fin du mois, tandis qu’EACOP était alors annoncé à 92,7 % d’avancement.
Le glissement du calendrier est important pour les projections économiques de Kampala. Le budget 2026-2027 table sur une croissance de 10,2 %, en partie soutenue par l’entrée en production des hydrocarbures et par les investissements dans les infrastructures énergétiques.
Le 7 septembre, l’UNOC a confié à Vitol la commercialisation du brut ougandais baptisé « Pearl Sweet ». La compagnie publique a indiqué que les premières exportations étaient attendues au début de 2027 et que les projets Tilenga et Kingfisher doivent, à terme, fournir jusqu’à 230 000 barils par jour.



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