Ouganda : Bobi Wine accuse des soldats d’avoir agressé son épouse

Bobi Wine, figure de l’opposition ougandaise, a dénoncé samedi 24 janvier 2026 l’agression de son épouse, hospitalisée après des violences et une strangulation qu’il attribue à des soldats. L’opposant est en fuite depuis plusieurs jours, après un raid des forces de sécurité à son domicile, selon ses proches.

EN BRèVE
0 vues
3 min de lecture
Google News Commenter

SOMMAIRE

Vous utilisez actuellement la version classiqueVous êtes actuellement sur la version classique du site. Rejoignez notre version 2.0 pour plus de fun, plus de rapidité et plus d'interaction.Rejoindre Maintenant

Selon les informations diffusées par son camp, l’épouse de Bobi Wine a été transportée à l’hôpital et soignée pour des blessures résultant d’une agression physique et d’une tentative de strangulation. L’opposant a rendu publique cette accusation au moment où il restait introuvable, fuyant ce qu’il présente comme une intimidation ciblée contre sa famille et ses collaborateurs.

Ces événements interviennent quelques jours après la proclamation des résultats de la présidentielle, qui a donné la victoire au président sortant Yoweri Museveni. L’ancien guérillero de 81 ans a remporté, la semaine précédente, un septième mandat consécutif avec 71,65% des suffrages, selon les chiffres officiels relayés par les autorités.

Détails de l’incident et situation de l’opposant

Le raid au domicile de l’opposant, suivi de la fuite de ce dernier, a été présenté par son entourage comme une action des forces de sécurité visant à intimider l’opposition. Les accusations de violences contre son épouse ont été portées publiquement par Bobi Wine dans un message diffusé samedi 24 janvier 2026. Les circonstances précises de l’intervention et l’identité des soldats impliqués n’ont pas été détaillées par des sources indépendantes au moment des premières diffusions de l’information.

Des proches et membres du parti de l’opposant ont relayé des images et des déclarations pour témoigner de l’état de santé de l’épouse de Bobi Wine et pour alerter sur la situation sécuritaire entourant l’opposant. L’incapacité du principal intéressé à se rendre publiquement contribue à un climat d’incertitude autour de sa situation personnelle et politique dans les jours qui ont suivi le scrutin.

Contexte électoral et critiques des observateurs

La réélection de Yoweri Museveni a été accompagnée de critiques de la part d’observateurs et d’organisations non gouvernementales, qui ont pointé, entre autres, une répression de l’opposition. Ces voix critiques ont souligné des entraves à la liberté d’expression et des restrictions aux activités politiques pendant la période électorale, des éléments qui ont nourri les inquiétudes sur la transparence et la liberté du scrutin.

Le septième mandat consécutif obtenu par le président sortant, selon les résultats officiellement proclamés, survient dans un contexte marqué par des tensions entre le pouvoir et les formations d’opposition. Les accusations d’intimidation et de violences contre des proches d’opposants, telles que celles rapportées pour l’épouse de Bobi Wine, viennent s’ajouter aux critiques émises par des organisations internationales et locales sur l’environnement politique durant et après le processus électoral.

À NE PAS MANQUER

Commentaires

FIL D'ACTU
01:12 Ouganda : Bobi Wine accuse des soldats d’avoir agressé son épouse
Vous utilisez actuellement la version classiqueRejoindre Maintenant