Détroit d’Ormuz : deux pétroliers touchés par des projectiles inconnus en pleine tension entre Washington et Téhéran
Deux pétroliers ont été frappés par des projectiles inconnus dans le détroit d'Ormuz, où les tensions entre Washington et Téhéran continuent de s'aggraver depuis le début de leur guerre en février 2026.

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Deux pétroliers ont été touchés par des projectiles inconnus, mardi 1er septembre, alors qu’ils quittaient le détroit d’Ormuz, entre Oman et l’Iran, a annoncé l’agence maritime britannique UKMTO. Aucune victime n’a été signalée, mais l’incident intervient alors que les tensions entre les États-Unis et l’Iran, en guerre depuis fin février 2026, connaissent une nouvelle escalade dans cette voie maritime stratégique.
Un premier navire, le Senegal Prosperity, battant pavillon libérien et exploité par le sud-coréen Sinokor, a été touché par trois projectiles alors qu’il achevait sa sortie du détroit, à 17 milles nautiques (31 km) à l’est de Khasab, dans le sultanat d’Oman, a précisé l’UKMTO sur X.
La société de sécurité maritime Vanguard Tech, qui a identifié le navire, a indiqué que « les roquettes ont touché le navire sur son flanc bâbord, la salle des machines et un ballast, provoquant une perte des communications ». L’équipage est sain et sauf et aucun impact environnemental n’a été signalé.
Selon le consultant en sécurité maritime Marisks, cité par l’agence Bloomberg, un second pétrolier, le Sidr, un très grand transporteur de brut exploité par l’armateur saoudien Bahri, a lui aussi été frappé par des projectiles inconnus « en succession rapide », alors qu’il naviguait au nord-est de Khasab. Bahri et Sinokor n’ont pas répondu aux sollicitations de la presse.
Une escalade dans une zone déjà sous tension
Ces attaques surviennent dans un contexte de fortes tensions maritimes. Téhéran et Washington sont engagés depuis fin février 2026 dans un conflit qui a débouché sur un blocus de facto du détroit d’Ormuz par l’Iran, qui exige des droits de passage aux navires n’empruntant pas la route qu’il privilégie, et sur un contre-blocus américain visant les ports iraniens. Une précédente trêve, conclue en avril, avait déjà volé en éclats après une série d’attaques similaires contre des navires marchands dans la zone.
Le détroit d’Ormuz, point de passage d’environ un cinquième du pétrole consommé dans le monde, reste sous surveillance renforcée des marines occidentales, qui n’avaient pour l’heure formellement attribué aucune des deux attaques à un acteur précis.



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