Nigeria : l’APC chiffre jusqu’à 21 000 milliards de nairas le plan d’Atiku
Le camp de Bola Tinubu estime que la « subvention à la production » promise par Atiku Abubakar pourrait coûter 17 000 à 21 000 milliards de nairas par an. L’APC réclame le détail du financement et conteste sa compatibilité avec la loi pétrolière.

Le Conseil de campagne présidentiel de l’All Progressives Congress a contesté dimanche 20 septembre le projet de subvention à la production défendu par Atiku Abubakar, estimant que le dispositif pourrait coûter entre 17 000 et 21 000 milliards de nairas par an au Nigeria.
Le camp de Bola Tinubu affirme que cette estimation dépendrait du niveau de décote accordé au pétrole brut, des volumes couverts et du périmètre exact de l’aide. Il demande au candidat de l’African Democratic Congress de préciser le taux de subvention, le plafond annuel de dépenses, la source de financement et les mécanismes destinés à garantir une baisse réelle des prix à la pompe.
L’APC soulève aussi un obstacle juridique. L’article 205 de la Petroleum Industry Act de 2021 prévoit que les prix de gros et de détail des produits pétroliers sont déterminés par les conditions du marché libre. La NMDPRA a rappelé samedi qu’elle ne fixe pas administrativement les prix des carburants et qu’aucune situation de défaillance du marché autorisant une intervention exceptionnelle n’a été déclarée.
Atiku Abubakar avait défendu vendredi à Abuja un mécanisme différent de l’ancien système de subvention aux importations. Il propose de réserver l’aide aux produits raffinés au Nigeria et vendus sur le marché intérieur, avec un plafond de dépenses, une autorisation de l’Assemblée nationale et des audits indépendants. L’ancien vice-président soutient que cette intervention permettrait de réduire le prix du carburant tout en soutenant les raffineries locales.
La controverse intervient alors que le prix de l’essence dépasse 1 400 nairas le litre dans plusieurs grandes villes nigérianes. La NMDPRA attribue la fixation des prix au marché dérégulé, tout en disant renforcer la surveillance contre les pratiques anticoncurrentielles, les sous-dosages et les détournements de produits pétroliers.
Le gouvernement de Bola Tinubu défend de son côté l’extension des transports fonctionnant au gaz naturel comprimé et à l’électricité. Le président a demandé aux États d’accélérer ces déploiements afin que davantage d’usagers constatent une baisse mesurable des coûts de transport à partir du 1er octobre.



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