Neuf femmes retrouvées mortes, Ramaphosa place l’enquête au plus haut niveau

Le gouvernement sud-africain a renforcé dimanche 20 septembre le dispositif d’enquête sur la mort de neuf femmes à Ekurhuleni. Trois personnes d’intérêt ont été convoquées et huit victimes ont été identifiées, tandis que la police n’a pas établi que tous les dossiers sont liés.

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Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa
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Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a demandé que l’enquête sur la mort de neuf femmes à Ekurhuleni, à l’est de Johannesburg, bénéficie du plus haut niveau d’attention du gouvernement et des forces de l’ordre. L’équipe spécialisée chargée des dossiers a été placée sous la coordination du commissaire national adjoint aux services d’enquête.

Le comité interministériel sur les violences fondées sur le genre et les féminicides a approuvé dimanche 20 septembre une stratégie d’urgence destinée à accélérer les investigations. Le ministre de la Police par intérim, Firoz Cachalia, a indiqué que trois personnes d’intérêt avaient été convoquées pour être interrogées.

La police n’a toutefois pas conclu que les neuf affaires étaient liées. Firoz Cachalia a précisé que les enquêteurs observaient des modes opératoires et des mobiles différents selon certains dossiers, sans confirmer l’hypothèse d’un même auteur pour l’ensemble des faits.

Huit des neuf femmes ont désormais été identifiées. Pour l’une des victimes, aucun signalement de disparition n’avait été enregistré, selon la ministre à la Présidence chargée des Femmes, de la Jeunesse et des Personnes handicapées, Sindisiwe Chikunga. Les autorités ont appelé les familles à signaler immédiatement toute disparition, sans attendre 24 heures.

Le neuvième corps a été découvert le 17 septembre à Villa Liza, dans l’East Rand. Les victimes sont pour la plupart de jeunes femmes, et plusieurs corps présentaient des indices de violences sexuelles, selon les éléments communiqués par la police et rapportés par Reuters. Les enquêteurs avaient alors souligné qu’il était encore trop tôt pour établir un lien certain entre les différents décès.

Le gouvernement a également lancé un accompagnement psychosocial pour les familles des victimes identifiées. La stratégie d’urgence combine les volets enquête, sécurité, justice, prévention et soutien aux victimes, tandis que la police continue de solliciter les témoignages susceptibles de faire progresser les investigations.

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