Afrique du Sud : recherché pour trois meurtres au Royaume-Uni, Ndodana Tshuma plaide coupable d’infractions liées à une arme
Recherché au Royaume-Uni dans l’enquête sur la mort de son épouse et de ses deux filles, Ndodana Mkhanyisi Tshuma a plaidé coupable mardi à Johannesburg de plusieurs infractions liées à la possession d’une arme et à son statut migratoire. Une procédure d’extradition vers le Royaume-Uni est également en cours.

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Recherché au Royaume-Uni dans l’enquête sur la mort de son épouse et de ses deux filles, Ndodana Mkhanyisi Tshuma a plaidé coupable mardi 8 septembre 2026 devant un tribunal de Johannesburg de plusieurs infractions liées à la possession d’une arme et à son statut migratoire.
Selon l’Associated Press et des médias sud-africains, ces aveux portent sur la possession illégale d’une arme à feu et de munitions, ainsi que sur une infraction à la législation sur l’immigration. Ils s’inscrivent dans un accord judiciaire conclu avec le parquet sud-africain. Les poursuites locales sont distinctes des trois chefs de meurtre pour lesquels les autorités britanniques demandent son extradition.
Le National Prosecuting Authority (NPA) sud-africain indique que Tshuma a été arrêté le 10 juillet à Kensington, à Johannesburg, après une demande des autorités britanniques relayée par le bureau national d’Interpol à Pretoria. Le parquet précise que les documents nécessaires à la procédure d’extradition ont été transmis par le Royaume-Uni.
La police du Bedfordshire affirme vouloir entendre Tshuma dans le cadre de l’enquête ouverte après la découverte, début juillet, des corps de son épouse Nothabo Zandile Tshuma et de leurs deux filles, Natalie, 15 ans, et Nala, 5 ans, dans leur domicile de Great Denham, près de Bedford. Les autorités britanniques le recherchent dans cette affaire, sans qu’il ait encore été jugé pour ces décès.
Les enquêteurs britanniques pensent qu’il a quitté le Royaume-Uni le 4 juillet, avant la découverte des corps, puis voyagé vers le Zimbabwe avant de rejoindre l’Afrique du Sud. Le NPA indique qu’il est entré légalement par l’aéroport international O.R. Tambo le 5 juillet, mais que sa situation administrative a ensuite changé en raison de son statut de fugitif.
Une extradition encore distincte du dossier sud-africain
La procédure devant la justice sud-africaine se déroule sur deux volets. D’un côté, Tshuma répond des infractions commises sur le territoire sud-africain. De l’autre, les autorités examinent la demande d’extradition britannique liée aux trois accusations de meurtre.
Le parquet sud-africain avait annoncé dès le 7 septembre être prêt à avancer sur les deux dossiers, après réception des pièces britanniques et finalisation d’un rapport balistique concernant l’arme et les munitions retrouvées lors de l’arrestation.
La procédure liée au plaidoyer de culpabilité a toutefois été reportée pour la suite du traitement de l’accord judiciaire, selon la presse locale. Les autorités sud-africaines ont indiqué que l’extradition vers le Royaume-Uni interviendrait après l’achèvement de la procédure locale.
Une enquête menée avec plusieurs services internationaux
La police du Bedfordshire explique que l’enquête a mobilisé plusieurs partenaires, dont la National Crime Agency britannique, Interpol ainsi que les autorités du Zimbabwe et de l’Afrique du Sud. Après l’arrestation de Tshuma à Johannesburg, les autorités britanniques ont engagé les démarches destinées à obtenir son retour au Royaume-Uni.
L’Afrique du Sud a déjà été le théâtre d’autres arrestations de fugitifs recherchés à l’international. En 2023, un homme recherché pour son rôle présumé dans le génocide au Rwanda y avait notamment été arrêté.
À ce stade, le plaidoyer de culpabilité enregistré à Johannesburg ne porte donc pas sur les accusations de meurtre. Celles-ci devront être examinées séparément par la justice britannique si l’extradition est autorisée et exécutée.



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