Menace glaçante de l’Iran après le déploiement par Trump d’une armada américaine
Chapo : Les tensions entre Washington et Téhéran ont de nouveau monté d’un cran après l’annonce par la Maison Blanche d’un important renforcement naval dans la région et les mises en garde publiques de responsables iraniens, en réaction à la répression des manifestations ordonnée par le guide suprême Ali Khamenei.

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Le président des États-Unis, Donald Trump, a confirmé l’envoi d’une force navale significative, incluant le porte-avions USS Abraham Lincoln accompagné de destroyers lance-missiles, vers le Golfe persique. « Nous avons une armada… qui se dirige dans cette direction, et peut-être n’aurons-nous pas à l’utiliser », a déclaré M. Trump, ajoutant que Washington « surveille de très près » les actions de Téhéran.
Ces déclarations interviennent sur fond de colère internationale suscité par la répression meurtrière des manifestations en Iran, répression dont le guide suprême Ali Khamenei est rapporté être l’ordonnateur. L’escalade verbale entre les deux capitales alimente les inquiétudes sur une possible détérioration de la sécurité régionale.
Réactions iraniennes et menaces ciblées
Du côté iranien, un haut dignitaire religieux, Mohammad Javad Haj Ali Akbari, a répondu aux annonces américaines en avertissant que Téhéran pourrait s’en prendre aux investissements liés aux États-Unis dans la région. Dans des propos relayés par les médias, il a déclaré : « Le billion de dollars que vous avez investi dans la région est sous la menace de nos missiles. »
Les autorités iraniennes ont également démenti certaines informations circulant à l’étranger au sujet des peines capitales. Le procureur général, Mohammad Movahedi, a rejeté les allégations selon lesquelles des centaines d’exécutions auraient été annulées, affirmant que « cette allégation est totalement fausse » et que le pouvoir judiciaire n’avait pris « aucune décision en ce sens ». Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a de son côté assuré qu’il n’existait « absolument aucun plan de pendaison », tentant de calmer les inquiétudes suscitées par la situation interne en Iran.
Déploiements militaires et coordination internationale
Outre le mouvement américain, le Royaume‑Uni a annoncé l’envoi de quatre avions de chasse Typhoon au Qatar, précisant qu’il s’agit d’une mesure défensive à la demande des autorités qataries. Le ministère de la Défense britannique a présenté ce déploiement comme une contribution à la sécurité collective dans la région et comme un élément de coopération avec les partenaires internationaux face aux tensions croissantes.
Les Typhoon britanniques, capables d’emporter des missiles guidés de différentes portées, ont été positionnés au Qatar — pays situé de l’autre côté du golfe Persique par rapport à l’Iran — dans un contexte où l’accumulation de forces occidentales et alliées se conjugue avec des mises en garde publiques de Téhéran. Les autorités américaines ont indiqué qu’elles espéraient que la présence navale resterait dissuasive et ne conduirait pas à des frappes, soulignant toutefois une surveillance accrue des mouvements iraniens.
Les développements militaires et diplomatiques restent à suivre de près, alors que la communauté internationale observe les réponses iraniennes et les éventuelles répercussions sur la sécurité des personnes et des intérêts économiques dans la région.

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