Législatives 2026 au Bénin : la Cour détaille les manquements constatés lors du vote
Lors de la proclamation des résultats définitifs des législatives du 11 janvier 2026, la Cour constitutionnelle a relevé plusieurs irrégularités dans certains bureaux de vote. Des manquements qui ont conduit à des annulations ciblées, sans toutefois remettre en cause la sincérité du scrutin.

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Ce lundi, la Cour constitutionnelle a proclamé les résultats définitifs des élections législatives du dimanche 11 janvier 2026. À cette occasion, son président, Dorothé Sossa, a attiré l’attention sur plusieurs manquements observés dans certains bureaux de vote le jour du scrutin.
La Cour explique avoir procédé à un examen minutieux de l’ensemble des documents électoraux. Ont été analysés les procès-verbaux de déroulement du scrutin, les feuilles de dépouillement, les bulletins présumés nuls, les rapports des agents électoraux de la CENA, les observations des délégués assermentés de la Cour ainsi que celles des mandataires des partis politiques en compétition.
À l’issue de cet examen, des manquements ont été relevés dans plusieurs postes de vote. Le président de la Cour a notamment évoqué « le défaut de procès-verbal de déroulement du scrutin et ou de feuille de dépouillement ». Il a également souligné « le mauvais remplissage du procès-verbal de déroulement de scrutin et des feuilles de dépouillement ».
Parmi les autres irrégularités constatées figurent « l’absence de mention du nombre d’émargements et de votes par dérogation sur le procès-verbal de déroulement de scrutin et ou sur la feuille de dépouillement », ainsi que l’absence ou le mauvais remplissage du registre de votes par dérogation.
La Cour a aussi relevé des confusions entre le nombre de votants et les suffrages valablement exprimés, le défaut de décompte des voix par pictogramme, l’incohérence entre pictogrammes et chiffres arabes, ou encore l’absence d’indication du nombre de voix en chiffres arabes à côté des pictogrammes.
Dysfonctionnements dans l’organisation du scrutin
D’autres manquements concernent l’organisation même du vote. Il s’agit notamment du retard dans le démarrage du scrutin dans certains postes de vote, du défaut d’indication du code d’identification de certains bureaux, de l’absence de mandataires de candidats, ainsi que du défaut de signature de documents électoraux par des mandataires.
La Cour a également constaté le défaut de mise en annexe des bulletins présumés nuls au procès-verbal de déroulement du scrutin, ainsi que la confusion entre les bulletins présumés nuls et les bulletins validés.
Selon Dorothé Sossa, ces manquements ont entraîné des annulations dans les postes de vote concernés. Toutefois, ils « ont affecté les résultats des postes de vote concernés sans être de nature à compromettre la sincérité et la transparence du scrutin ».
La Cour constitutionnelle conclut ainsi que, malgré les irrégularités relevées, le processus électoral dans son ensemble est resté conforme aux principes de transparence et de crédibilité.

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