Le Premier ministre sénégalais attendu au Maroc dès lundi 26 janvier
Le déplacement d’Ousmane Sonko s’inscrit dans le cadre de la « Grande Commission mixte » prévue lundi 26 et mardi 27 janvier entre le Sénégal et le Maroc. Cette réunion bilatérale réunit des autorités et des représentants des deux pays pour des échanges institutionnels et la coordination de dossiers communs.

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La tenue de cette session intervient dans un contexte tendu, marqué par des incidents liés à la finale de la Coupe d’Afrique des nations de football. Le Sénégal s’est imposé face au Maroc sur le score de 1-0 après prolongation, mais la rencontre a été suivie de faits ayant suscité des réactions hostiles entre supporters des deux pays, notamment sur les réseaux sociaux.
Sur la scène judiciaire, dix-huit supporters sénégalais se trouvent actuellement en détention provisoire au Maroc. Ils sont poursuivis pour des actes qualifiés de « hooliganisme » et de violences commises lors de la finale. Leur procès, qui s’était ouvert jeudi, a été renvoyé au 29 janvier et doit se tenir devant un tribunal de Rabat.
Une réunion bilatérale au moment des tensions
La « Grande Commission mixte » prévue sur deux jours doit permettre aux délégations sénégalaise et marocaine d’aborder plusieurs volets de leur coopération. Le déplacement d’Ousmane Sonko s’inscrit explicitement dans ce calendrier, selon les indications communiquées. Aucun détail officiel n’a été diffusé sur l’ordre du jour précis concernant les incidents liés à la finale de la CAN.
La coïncidence temporelle entre la réunion institutionnelle et les tensions post-match alimente l’attention portée aux échanges entre les deux capitales. Des autorités de part et d’autre peuvent être amenées à évoquer des questions de sécurité des ressortissants, de gestion des incidents lors d’événements sportifs ou d’accompagnement consulaire, même si les éléments publics disponibles ne permettent pas de confirmer que ces points figurent à l’ordre du jour.
Procédure judiciaire et suivi consulaire
Les dix-huit supporters sénégalais détenus sont poursuivis pour des faits de hooliganisme, une qualification qui renvoie à des actes de violence et de perturbation de l’ordre public en lien avec des manifestations sportives. La détention provisoire signifie qu’ils restent en prison en attente de la suite de la procédure, jusqu’à la tenue du procès reporté au 29 janvier devant le tribunal de Rabat.
Le renvoi de l’audience peut répondre à des impératifs de droit et d’organisation judiciaire, tels que la nécessité de compléter l’instruction, d’entendre de nouveaux témoins ou d’assurer la comparution des prévenus et de leurs avocats. Les familles des personnes détenues et des représentants consulaires ou diplomatiques suivent généralement de près ce type de dossier. Les autorités compétentes des deux pays disposent d’un échange d’informations lorsque des ressortissants sont impliqués dans des procédures à l’étranger, conformément aux pratiques consulaire et judiciaire.

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