Image Canal
Image Canal

Le Ghana veut ramener de 40 ans à 35 ans, l’âge minimum pour être candidat à la présidence

Le gouvernement ghanéen a accepté le principe d’un abaissement de l’âge minimum requis pour se présenter à l’élection présidentielle. Le seuil passerait de 40 à 35 ans. Cette modification figure parmi plusieurs réformes constitutionnelles envisagées, dont le passage à cinq ans du mandat du président de la République et des députés.

POLITIQUE
154 vues
Ghana: le président Mahama sous pression concernant la loi anti-LGBTQ+
Le président ghanéen, John Dramani Mahama (Photo d'illusrration). © Francis Kokoroko / REUTERS
3 min de lecture
Google News Commenter

SOMMAIRE

Le Ghana pourrait ouvrir plus largement l’accès à la fonction présidentielle. Le gouvernement du président John Dramani Mahama s’est déclaré favorable à l’abaissement de l’âge minimum des candidats à la présidence, actuellement fixé à 40 ans.

Le seuil retenu par l’exécutif est de 35 ans. La Commission de révision constitutionnelle avait proposé de le ramener à 30 ans, mais le gouvernement a opté pour une réduction plus limitée. Cette position a été présentée le 30 juillet 2026 par le procureur général et ministre de la Justice, Dominic Ayine.

La réforme n’est toutefois pas encore entrée en vigueur. Elle devra être traduite dans des projets d’amendement, examinée selon les procédures constitutionnelles puis, pour certaines dispositions, soumise à l’approbation des électeurs.

Un mandat présidentiel de cinq ans également envisagé

Le gouvernement a parallèlement accepté la recommandation visant à porter de quatre à cinq ans la durée du mandat présidentiel. Le mandat des députés serait également prolongé afin de maintenir la concordance entre les cycles présidentiel et parlementaire.

La Commission de révision constitutionnelle estime que le calendrier actuel laisse peu de temps aux gouvernements pour mettre en œuvre leurs politiques. Les premiers mois d’un mandat sont généralement consacrés à la transition et aux nominations, tandis que la dernière année est progressivement dominée par la préparation des élections.

Selon cette analyse, un mandat de cinq ans donnerait à l’exécutif davantage de temps pour conduire ses réformes et exécuter ses programmes. La proposition ne remet cependant pas en cause la limitation du nombre de mandats présidentiels. La commission n’a recommandé aucune possibilité de troisième mandat.

Présidée par le professeur Henry Kwasi Prempeh, la Commission de révision constitutionnelle avait été installée en janvier 2025 par John Dramani Mahama. Après onze mois de travaux et de consultations, elle a remis son rapport final au chef de l’État le 22 décembre 2025. Le document a ensuite été rendu public sur instruction de la présidence.

Le gouvernement a également approuvé la proposition d’organiser l’élection présidentielle durant la première semaine de novembre, au lieu de décembre. L’objectif est de ménager un délai plus important entre le scrutin et l’investiture du nouveau président, fixée au 7 janvier.

Une nouvelle commission doit être constituée pour rédiger deux projets de loi portant les modifications envisagées. Les textes devraient être prêts en octobre 2026 avant le début des différentes étapes parlementaires et constitutionnelles.

La disposition portant sur la durée du mandat présidentiel devrait être soumise à un référendum national en 2027. Pour être adoptée, la réforme devra recueillir la participation d’au moins 40 % des électeurs inscrits. Au moins 75 % des suffrages exprimés devront également être favorables au changement.

Le débat sur le mandat de cinq ans divise déjà l’opinion ghanéenne. Ses partisans estiment qu’une année supplémentaire favoriserait la continuité des politiques publiques et l’achèvement des programmes gouvernementaux. Ses opposants redoutent, en revanche, un affaiblissement de la capacité des électeurs à sanctionner rapidement un gouvernement jugé inefficace.

L’abaissement de l’âge minimum à 35 ans pourrait, de son côté, élargir le nombre de citoyens éligibles à la présidence. Il resterait cependant moins ambitieux que le seuil de 30 ans initialement recommandé par la Commission de révision constitutionnelle.

À NE PAS MANQUER

Commentaires

FIL D'ACTU
17:30 Dominique Besnehard toujours perturbé par la mort de Nathalie Baye