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Burkina Faso: l’actrice américaine, Angelina Jolie, au chevet de milliers de réfugiés maliens

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience dimanche 20 juin 2021, l’envoyée spéciale du Haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Angelina Jolie, actrice et réalisatrice américaine.

Au Burkina Faso, des milliers de maliens ayant fui la violence djihadistes se sont réfugiés dans le camp de Goudebou, dans le nord-est du Burkina Faso, au Nord-Est de la région de Dori, située à 268 km au Nord de Ouagadougou. Et ce dimanche 20 juin, lors de la célébration de la Journée mondiale des réfugiés, l’actrice américaine, Angelina Jolie, a exprimé son soutien à ces réfugiés ayant fui les violences djihadistes.

Angelina Jolie est venue soutenir ces milliers de réfugiés maliens du camp de Goudebou. L’actrice américaine est l’envoyée spéciale du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). La star américaine est arrivée au camp des réfugiés de Goudebou à bord d’un hélicoptère, accompagnée du ministre burkinabé des Affaires étrangères, Alpha Barry.

« Aujourd’hui, une personne sur 95 est déplacée de force, un pour cent de l’humanité. Et les chiffres ne cessent d’augmenter. Nous devons prendre conscience de la voie sur laquelle nous sommes engagés au niveau mondial, avec tant de conflits qui font rage et la possibilité très réelle que le changement climatique oblige des dizaines, voire des centaines de millions de personnes, à devoir quitter leur foyer à l’avenir, sans possibilité de retour », a déclaré Angelina Jolie.

Angelina Jolie a profité pour échanger avec le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, sur des questions humanitaires notamment les conditions de vie des réfugiés et des déplacés internes.

Attaques djihadistes

Le camp de Goudebou accueille plus de 11 000 réfugiés. Après une attaque en mars 2020, les autorités ont renforcé les mesures de sécurité, avec plus de personnel militaire. « La situation au Burkina Faso est devenue un tel défi pour les réfugiés. Jusqu’en 2018, nous n’avions pas le niveau d’insécurité que nous voyons ici au Burkina Faso. C’est la première fois. C’est de plus en plus difficile pour les réfugiés parce qu’ils vivent dans des zones où l’insécurité est vive », avance Fatoumata Lejeune-Kaba, porte-parole du HCR.

Pays refuge, le Burkina Faso est lui aussi la cible d’attaques djihadistes. Dans la nuit du 4 au 5 juin, au moins 132 personnes sont mortes dans le massacre de Solhan.

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