Bénin-Niger: Niamey pose deux conditions non négociables pour la réouverture des frontières
Le processus de réouverture des frontière entre Bénin et Niger a conduit une délégation nigérienne à Cotonou en début de week-end pour une séance de travail.

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Cette séance de travail à Cotonou qui a eu lieu quelques jours seulement après le dépôt du rapport du comité bilatéral mis en place après la visite à Niamey du chef d’État béninois, Romuald Wadagni devait permettre de poser les bases de la réouverture des frontières.
À l’issue des travaux de Cotonou, la délégation nigérienne, conduite par le Général de division Mohamed Toumba, ministre de l’Intérieur du Niger, a formellement notifié les exigences de son pays. Pour Niamey, la réouverture de la frontière commune reste suspendue à deux préalables sécuritaires jugés totalement non négociables.
Le gouvernement de transition nigérien justifie cette intransigeance par des impératifs de sécurité nationale, qualifiant ces mesures de vitales pour la survie de l’État et la protection de sa population face aux menaces asymétriques.
Un accord de défense et de sécurité basé sur la non-agression
Le premier préalable concerne la signature formelle d’un accord de défense et de sécurité entre les deux nations. Ce traité doit impérativement imposer le principe de la non-utilisation du territoire d’un État pour mener des actions hostiles ou de déstabilisation contre l’autre.
Par ce biais, le Niger entend verrouiller juridiquement et stratégiquement sa frontière méridionale contre toute infiltration de forces étrangères.
Transparence sur les dispositifs étrangers stationnés à proximité des frontières
La seconde exigence de Niamey repose sur une transparence absolue concernant les dispositifs militaires étrangers stationnés à proximité des frontières nigériennes. Pour opérationnaliser cette confiance mutuelle, le Niger réclame la création immédiate d’une cellule de renseignements conjointe.
L’objectif affiché est de mutualiser les informations stratégiques afin de cesser de lutter de manière isolée contre un ennemi terroriste qui s’affranchit des frontières étatiques.
Bien que le dialogue soit désormais pleinement rétabli entre les autorités des deux pays, la réouverture des frontières entre le Bénin et le Niger reste donc désormais suspendue à la prise en compte de ces deux exigences. D’elles, dépendent désormais la reprise effective des échanges économiques et de la libre circulation au niveau de la frontière de Malanville.



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