Naruto et Safine bannis numériquement après la mort de Jean Pormanove

Le 5 août 2026, le tribunal correctionnel de Nice a condamné les streamers connus sous les pseudonymes Naruto et Safine à des peines avec sursis, des amendes et un bannissement numérique de six mois, pour des faits de violences et d’humiliations en ligne survenus lors d’un live diffusé quelques jours avant le décès de Jean Pormanove.

FAITS DIVERS
220 vues
2 min de lecture
Google News Commenter

SOMMAIRE

Owen Cenazandotti, alias Naruto, a été condamné à deux ans de prison avec sursis et à une amende de 15 000 euros. Safine Hamadi a écopé de dix-huit mois de prison avec sursis et d’une amende de 5 000 euros, selon les informations relayées par BFMTV.

Le décès de Jean Pormanove, retrouvé à son domicile de Contes (Alpes-Maritimes) le 18 août 2025, intervient quelques jours après un marathon de streaming au cours duquel des séquences montrant des violences et des humiliations ont été filmées et diffusées.

Rappels des faits et éléments médicaux

Le marathon en question, diffusé sur la plateforme Kick, s’est étendu sur près de 298 heures, soit plus de douze jours presque sans interruption. Durant ce live, plusieurs séquences ont montré le quadragénaire subir des insultes, des humiliations et des violences physiques de la part de ses deux acolytes. Après l’annonce de sa mort, ces extraits ont été largement partagés sur les réseaux sociaux.

Les vidéos ont provoqué une vive émotion et motivé l’ouverture de procédures judiciaires. Les magistrats ont retenu des faits de violences et d’humiliations en ligne, sanctionnés par des peines avec sursis, des amendes et un dispositif de bannissement numérique d’une durée de six mois.

Parallèlement, les investigations médico-légales n’ont pas établi de lien direct entre les violences filmées et le décès de Jean Pormanove. L’autopsie et les examens complémentaires ont écarté la thèse d’une intervention extérieure ou d’une lésion mortelle liée aux actes visibles dans les vidéos.

Les examens médico-légaux ont en revanche mis en évidence plusieurs pathologies préexistantes chez la victime, dont une hyperthyroïdie. Ces éléments ont été analysés comme susceptibles d’avoir entraîné des complications cardiaques pouvant expliquer le décès.

Même si l’expertise n’a pas conclu à une cause traumatique directe imputable aux violences filmées, les poursuites pour actes de violences et d’humiliations en ligne ont été engagées à l’encontre des deux streamers et ont abouti au verdict prononcé par le tribunal correctionnel de Nice.

Les séquences incriminées ont continué à circuler sur les plateformes après la mort de Jean Pormanove, alimentant les réactions sur les réseaux sociaux et les médias.

À NE PAS MANQUER

Commentaires

FIL D'ACTU
17:38 CAN féminine 2026: face au Nigeria, l’Égypte veut quitter la compétition la tête haute