Zambie : les passeports de six figures publiques annulés au nom de la sécurité nationale
Les autorités zambiennes ont annulé les passeports de six personnalités, dont d’anciens élus et un ex-diplomate, en invoquant la sécurité nationale. Amnesty International conteste la mesure.


Les autorités zambiennes ont annulé les passeports de six personnalités publiques, dont d’anciens parlementaires, un ancien diplomate et un universitaire, en invoquant des raisons de sécurité nationale. La décision, publiée vendredi 11 septembre 2026 dans la Gazette gouvernementale, prend effet immédiatement.
La liste comprend Emmanuel Mwamba, ancien ambassadeur de Zambie en Éthiopie et représentant auprès de l’Union africaine, les anciens députés Emmanuel Jay Banda et Binwell Mpundu, l’ancien conseiller politique à la présidence Kaizer Zulu, l’universitaire Sishuwa Sishuwa et la blogueuse Lillian Mutambo.
Le secrétaire permanent du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité intérieure, Dickson Matembo, a confirmé la mesure à la télévision publique ZNBC. Selon l’avis n° 1421 de 2026, les documents ne sont plus valables pour voyager, s’identifier ou accomplir des démarches officielles, et leur utilisation peut constituer une infraction.
Le texte public invoque la sécurité nationale sans préciser les motifs individuels retenus contre chacune des six personnes. Les détenteurs doivent remettre les passeports au département de l’enregistrement national, des passeports et de la citoyenneté, à l’immigration ou à la police.
Plusieurs personnes visées ont été associées à l’opposition ou à la critique du gouvernement. La décision intervient dans un climat de tensions politiques après la présidentielle d’août, marquées par des arrestations de responsables de l’opposition.
Amnesty International a dénoncé vendredi des annulations qu’elle juge arbitraires et a appelé les autorités à restituer les documents. L’organisation estime que la mesure porte atteinte à la liberté de circulation garantie par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
La notification demande aux administrations, établissements financiers, services frontaliers et forces de l’ordre de ne plus reconnaître les documents annulés. Toute personne en possession de l’un de ces passeports doit le remettre aux services compétents.



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