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Vidéosurveillance: le Bénin engage un programme sécuritaire de grande ampleur à plus de 41 milliards FCFA

Le Bénin s’apprête à franchir une nouvelle étape dans sa politique de sécurisation du territoire. L’État a lancé un vaste programme de vidéoprotection destiné à renforcer la surveillance des espaces urbains et des zones sensibles, en s’appuyant sur un partenaire technologique étranger de premier plan.

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Images camera de surveillance. Crédit photo: vecteezy
Images camera de surveillance. Crédit photo: vecteezy
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Selon des informations concordantes rapportées par La Marina Bj, le projet a été confié à la China National Technical Import-Export Corporation, un groupe spécialisé dans la fourniture de solutions technologiques complexes. Le dossier est piloté par le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, dans le prolongement des orientations validées en Conseil des ministres au début du mois de mars 2026.

Un investissement public structurant

Le coût global de l’opération est estimé à 41,6 milliards de francs CFA. L’enveloppe couvre à la fois l’acquisition des équipements de surveillance, l’installation d’un réseau numérique interconnecté et la mise en service d’outils d’exploitation des données en temps réel.

L’ambition affichée est de doter les forces de sécurité de moyens modernes, capables d’appuyer aussi bien la prévention que les enquêtes judiciaires.
Au-delà du matériel, le programme inclut une composante technique portant sur l’architecture du système, la transmission sécurisée des images et l’intégration des données dans les dispositifs existants de gestion de la sécurité publique.

Un déploiement ciblé sur les zones stratégiques
Le maillage retenu concerne en priorité les principaux centres urbains du pays. Les villes de Cotonou, Porto-Novo, Parakou et Abomey-Calavi figurent au cœur du dispositif, auxquelles s’ajoute Ouidah.
Le projet s’étend également aux principaux corridors frontaliers, notamment Sèmè-Kraké et Hillahcondji, considérés comme des points névralgiques pour la circulation des personnes et des marchandises. L’objectif est de renforcer le contrôle des flux et d’améliorer la détection des activités illicites.

Vers un nouveau mode de régulation de l’espace public

L’un des volets les plus sensibles du programme concerne l’introduction de la vidéoverbalisation. Grâce à la qualité des équipements annoncés, certaines infractions routières et comportements contraires aux règles de l’espace public pourront être constatés à distance.

Une évolution qui modifie en profondeur les pratiques de contrôle et pose, en filigrane, la question de l’acceptabilité sociale du dispositif.
Le déploiement du système est prévu sur une période d’environ quinze mois.

Il s’inscrit dans une dynamique de modernisation de l’action publique en matière de sécurité, tout en soulevant des enjeux majeurs liés à la maintenance des équipements, à la gestion des données collectées et à la protection de la vie privée.

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