Bénin: la Police met la main sur deux dangereux étrangleurs à Pahou
A Pahou, deux présumés braqueurs spécialisés dans l’étranglement de chauffeurs de taxi ont été arrêtés par la Police républicaine à l’aube du lundi 8 juin 2026. Leur tort ? Avoir tenté de dépouiller une seconde fois, sans le savoir, la même victime qu’ils avaient agressée quatre mois plus tôt.

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Pour comprendre l’épilogue de cette affaire, il faut remonter au 5 février 2026. Ce jour-là, un chauffeur de taxi occasionnel accepte de planifier un voyage familial vers Lomé avec deux clients. Le lendemain, à 4 heures du matin, il embarque les deux hommes à Cocotomè. Rien ne laisse présager le cauchemar qui l’attend.
Arrivés à Bazounkpa, dans l’arrondissement de Pahou, les passagers demandent un arrêt sous prétexte de récupérer d’autres proches. C’est à ce moment précis que le piège se referme. L’un des agresseurs, installé à l’arrière, surgit avec une corde et tente d’étrangler le conducteur. Une fois la victime évanouie et ligotée, les criminels lui dérobent ses effets personnels, son téléphone, ainsi que sa voiture, une Toyota Camry, avant de l’abandonner inconscient aux abords de la forêt d’Ahozon.
Laissé pour mort, le chauffeur reprend finalement ses esprits et dépose une plainte formelle auprès de la police, qui ouvre immédiatement une enquête. Pour continuer à subvenir à ses besoins, l’homme courageux se remobilise et reprend la route au volant d’un nouveau véhicule.
L’Incroyable Face-à-Face de Godomey
Le destin bascule à nouveau le dimanche 7 juin 2026 dans la soirée. Alors qu’il circule à Godomey, le chauffeur est hélé par deux clients pour une course. Le scénario est identique: on lui propose à nouveau un voyage sur Lomé à l’aube.
En observant ses interlocuteurs, le conducteur réalise l’impensable. En face de lui se trouvent les deux mêmes bourreaux qui l’avaient étranglé et dépouillé quatre mois auparavant.
Gardant un sang-froid remarquable, le chauffeur feint de ne rien remarquer, accepte le marché et fixe le rendez-vous pour le lendemain matin. Sitôt les suspects éloignés, il contacte discrètement les forces de l’ordre pour leur livrer les détails du rendez-vous.
Le lundi 8 juin 2026, au point de départ convenu, ce ne sont pas les clés du véhicule qui attendent les deux malfrats, mais les éléments du commissariat d’arrondissement de Pahou. Cernés dès leur arrivée, les deux hors-la-loi sont immédiatement interpellés.
La fouille corporelle ne laisse place à aucun doute : les policiers retrouvent sur eux le fameux lacet étrangleur destiné à leur prochaine victime. Lors des interrogatoires en garde à vue, l’un des suspects passe aux aveux et confesse avoir revendu la Toyota Camry volée en février dans un pays voisin pour la somme dérisoire de 500 000 FCFA. Les deux hommes attendent désormais d’être présentés au Procureur de la République pour répondre de leurs actes devant la justice.


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