Recherchée par la police, Ghana Jollof défie Accra sur son extradition

Déclarée recherchée par la police ghanéenne, Barbara Asantewaa Kodua, dite Ghana Jollof, affirme depuis le Royaume-Uni que le gouvernement ne pourra pas obtenir son extradition. La police l’accuse d’incitation à la violence et de diffusion de fausses informations.

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La TikTokeuse ghanéenne Barbara Asantewaa Kodua, connue sous le nom de Ghana Jollof, a défié dimanche 20 septembre le gouvernement d’obtenir son extradition du Royaume-Uni, trois jours après avoir été déclarée recherchée par la police dans une enquête sur des publications jugées incitatrices et mensongères.

Dans un échange diffusé sur TikTok, elle a soutenu que les autorités britanniques ne permettraient pas son extradition si la procédure relevait, selon elle, d’une persécution politique. Elle affirme qu’elle pourrait rentrer volontairement au Ghana, mais conteste la possibilité pour Accra de la contraindre à revenir par cette voie.

La police ghanéenne a déclaré Barbara Asantewaa Kodua recherchée le 17 septembre. Le service l’accuse notamment d’avoir utilisé le compte Ghana Jollof pour publier des contenus susceptibles, selon les enquêteurs, de provoquer peur et violence. Dans l’une des vidéos citées par la police, elle affirmait qu’une tentative de coup d’État avait failli se produire à Jubilee House. La police présente cette affirmation comme fausse.

Le 18 septembre, la directrice générale du Département des enquêtes criminelles, Lydia Yaako Donkor, a détaillé l’enquête lors d’un point de presse. Elle a indiqué que les investigations relient le compte à Salomey Awiti Bafoh, une infirmière placée en détention provisoire après son arrestation et poursuivie pour complicité de publication de fausses informations. Elle doit comparaître de nouveau le 30 septembre.

La police affirme aussi que l’examen de téléphones, d’enregistrements et de transactions de mobile money a mis au jour des transferts financiers entre plusieurs personnes, dont des soutiens présentés comme influents. Ces éléments restent des allégations de l’enquête et n’ont pas été établis par un jugement. Barbara Asantewaa Kodua conteste pour sa part les accusations et rejette le lien que les enquêteurs établissent avec l’infirmière.

La police a indiqué le 18 septembre que l’enquête se poursuit pour identifier les autres personnes soupçonnées d’avoir participé à la diffusion des vidéos et les soutiens financiers présumés de ces activités.

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