Bénin, Ghana et Togo encadrent le retour volontaire des réfugiés burkinabè
Trois accords signés à Lomé définissent les conditions de retour des réfugiés burkinabè accueillis au Bénin, au Ghana et au Togo. Les mouvements ne commenceront que lorsque la sécurité permettra un rapatriement volontaire et digne, avec un suivi conjoint des États et du HCR.

Le Bénin, le Ghana et le Togo ont signé le 11 septembre à Lomé, avec le Burkina Faso et le HCR, trois accords tripartites qui encadrent le retour volontaire, sûr et digne des réfugiés burkinabè lorsque les conditions le permettront.
Les trois accords prévoient des mécanismes de concertation et de suivi destinés à préparer les opérations de retour et la réintégration. Ils ne déclenchent donc pas un rapatriement immédiat. Le ministère togolais de la Sécurité précise que les retours doivent rester volontaires et intervenir dans des conditions favorables à la sécurité et à la dignité des personnes concernées.
La mesure concerne une sous-région où les déplacements depuis le Burkina Faso ont fortement augmenté. À la fin de 2025, plus de 170 000 réfugiés et demandeurs d’asile, principalement burkinabè, étaient recensés au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Ghana et au Togo, selon les données reprises lors du Dialogue de Lomé.
Au Bénin, plus de 4 000 réfugiés burkinabè étaient déjà accueillis dans le nord du pays en juillet 2024. La nouvelle architecture régionale vise à encadrer les retours sans remettre en cause les obligations de protection des États d’accueil.
La signature a conclu la deuxième réunion ministérielle du Dialogue de Lomé, organisée du 9 au 11 septembre. Le Togo, le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Ghana ont participé aux travaux avec l’appui du HCR, tandis que le Mali et le Niger étaient présents comme observateurs.
Le HCR indique que les déplacements forcés restent élevés en Afrique de l’Ouest et centrale malgré une progression des retours volontaires. L’agence comptait près de 20 millions de personnes déplacées de force ou apatrides dans la région en avril 2026, dont 3,9 millions de réfugiés et demandeurs d’asile.
La Côte d’Ivoire n’a pas signé d’accord similaire à Lomé. Elle poursuit ses consultations avec le Burkina Faso et le HCR en vue de conclure à son tour un dispositif tripartite.



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