Washington conteste l’interdiction du poulet importé, Libreville cherche une issue

Le Gabon veut interdire les importations de poulet de chair dès le 1er janvier 2027. Les États-Unis ont interpellé Libreville à l’OMC, poussant le gouvernement à chercher une stratégie juridique et diplomatique pour éviter un contentieux commercial.

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Production avicole
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Le Gabon veut interdire les importations de poulet de chair à partir du 1er janvier 2027, mais les États-Unis contestent la mesure à l’Organisation mondiale du commerce. Libreville cherche désormais une parade juridique et diplomatique pour éviter un contentieux commercial.

Le Conseil des ministres du 18 septembre indique que Washington a officiellement interpellé le Gabon sur cette mesure. Le gouvernement entend s’appuyer sur les exceptions prévues par les accords de l’OMC et sur la négociation diplomatique afin de défendre ses intérêts économiques.

La mesure avait été annoncée en mai 2025 avec une entrée en vigueur fixée au 1er janvier 2027. Le gouvernement la présente comme un levier pour réduire la dépendance alimentaire et accélérer le développement de l’aviculture locale. Selon les données officielles communiquées en 2025, le pays importait en moyenne environ 55 000 tonnes de poulet de chair par an, contre une production nationale d’environ 4 000 tonnes.

Pour préparer cette bascule, les autorités ont multiplié les investissements et les partenariats. En juin 2026, le ministère de l’Agriculture indiquait avoir mobilisé 775 milliards de FCFA d’investissements privés dans plusieurs filières agricoles et avicoles, avec l’objectif d’augmenter fortement les capacités locales de production.

Le dossier intervient alors que le Gabon accumule des arriérés de contribution auprès de l’OMC. Le Conseil des ministres les chiffre à 228 997 francs suisses, soit environ 164 millions de FCFA. Ces impayés entraînent des restrictions d’accès de la mission permanente gabonaise à certains documents et informations de l’organisation.

Le communiqué du Conseil des ministres du 18 septembre précise que le gouvernement élaborera une stratégie nationale fondée sur les exceptions prévues par les accords de l’OMC et sur la négociation diplomatique. Aucune décision de report ou d’abandon de l’échéance du 1er janvier 2027 n’y est annoncée.

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