Procès en diffamation Ménès-Portolano : la justice rejette le renvoi médical, verdict le 4 novembre

Le tribunal correctionnel de Paris a maintenu l’audience du procès en diffamation opposant Pierre Ménès à Marie Portolano, malgré la demande de report de l’ex-consultant, absent lundi. Le verdict est attendu le 4 novembre, avant un second procès pour atteinte sexuelle prévu le 16 novembre.

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Le tribunal correctionnel de Paris a rejeté, lundi 7 septembre 2026, la demande de renvoi formulée par Pierre Ménès et a maintenu l’audience du procès en diffamation qu’il a engagé contre la journaliste Marie Portolano. L’ancien consultant de Canal+, qui invoquait un rendez-vous médical, ne s’est finalement pas présenté. Le jugement sur cette procédure est attendu le 4 novembre, douze jours avant un second procès, prévu le 16 novembre, où Pierre Ménès doit répondre d’une plainte pour atteinte sexuelle déposée par Marie Portolano.

À l’origine de cette bataille judiciaire : la publication, en mars 2024, du livre de Marie Portolano, Je suis la femme du plateau, puis la diffusion d’un documentaire consacré au sexisme dans les rédactions sportives. Sans le nommer explicitement, la journaliste y évoquait un geste déplacé qu’elle attribue à Pierre Ménès lors d’un tournage, en août 2016 : selon elle, il aurait soulevé sa jupe pour lui toucher les fesses.

Ces révélations ont précédé la fin de la collaboration de douze ans entre Pierre Ménès et Canal+, après que des séquences illustrant son comportement, écartées par la chaîne, ont finalement été diffusées par le média Les Jours. L’ex-chroniqueur a toujours démenti les faits qui lui sont reprochés. « J’ai tout perdu avec cette histoire. Ça fait trois ans que mon téléphone ne sonne plus. J’y ai laissé mon honneur, mon travail, ma santé », avait-il confié au Parisien.

Lors de l’audience de lundi, des extraits du livre ont été lus, dont un passage décrivant un homme qui « se permettait de faire ce que bon lui semblait aux femmes qui l’entouraient, de toucher qui il voulait où il voulait ». Sur les réseaux sociaux, le journaliste Benoît Daragon, présent au Palais de justice de Paris, a indiqué que Pierre Ménès avait sollicité ce report en raison d’un rendez-vous médical à Rennes, une demande à laquelle le tribunal n’a pas fait droit.

Une seconde procédure attendue le 16 novembre

Au-delà du volet diffamation, Pierre Ménès reste visé par la plainte pour atteinte sexuelle déposée par Marie Portolano, dont le jugement est fixé au 16 novembre. Interrogée par la suite sur cette affaire, la journaliste a expliqué ne pas avoir cherché à viser un individu en particulier à travers son documentaire, mais à dénoncer un fonctionnement plus large des rédactions sportives. Pierre Ménès n’a été condamné dans aucun des deux dossiers à ce stade : la présomption d’innocence s’applique tant qu’aucune décision définitive n’a été rendue.

Marie Portolano, ancienne journaliste de Canal Football Club, anime aujourd’hui La Maison des Maternelles sur France 2. Pierre Ménès, de son côté, n’est plus apparu à l’antenne depuis la rupture de son contrat avec Canal+.

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