Zambie : 7,6 milliards de kwachas versés à la dette et aux arriérés
La dette publique zambienne et les arriérés ont absorbé 7,6 milliards de kwachas sur les 16,1 milliards décaissés par le Trésor en août 2026, devant les salaires, les programmes publics et l’investissement.

SOMMAIRE

La dette publique zambienne et les arriérés ont absorbé 7,6 milliards de kwachas sur les 16,1 milliards de kwachas décaissés par le Trésor en août 2026. Cette enveloppe représente près de la moitié des fonds libérés au cours du mois, devant les salaires, les programmes publics et les investissements.
Sur ce montant, 6,5 milliards de kwachas ont été consacrés au service de la dette intérieure, 253 millions à la dette extérieure et 814 millions au règlement d’arriérés intérieurs vérifiés dus notamment à des fournisseurs et prestataires publics.
Les rémunérations des agents publics ont mobilisé 4,1 milliards de kwachas. Le Trésor a parallèlement affecté 1,8 milliard de kwachas à différents programmes, dont 249,8 millions à la Commission électorale, 200 millions aux compensations et indemnisations, et 130 millions à l’achat de médicaments et d’équipements médicaux.
Les transferts, subventions et prestations sociales ont reçu environ 1,7 milliard de kwachas. Les dépenses d’investissement se sont élevées à 896,4 millions de kwachas, dont 598,4 millions pour les infrastructures routières et 298 millions pour d’autres projets publics.
La dette absorbe près de la moitié des décaissements
Avec environ 47 % des fonds décaissés en août, la dette et les arriérés restent le premier poste de mobilisation de trésorerie. Le règlement des engagements intérieurs vise notamment à réduire la pression accumulée sur les entreprises qui fournissent des biens et services à l’État, tandis que le service de la dette doit préserver la crédibilité financière du pays auprès de ses créanciers.
Ces arbitrages interviennent au début du nouveau mandat d’Hakainde Hichilema, qui a promis de faire passer la Zambie des fondations aux résultats après plusieurs années consacrées à la stabilisation macroéconomique et au redressement des finances publiques.
Le niveau élevé des paiements liés à la dette limite cependant l’espace disponible pour les investissements et les services publics. Le gouvernement cherche donc à maintenir les dépenses sociales essentielles tout en continuant de réduire les arriérés et de financer les infrastructures jugées prioritaires.
Une nouvelle stratégie de recettes en préparation
Le Trésor prévoit de poursuivre une exécution budgétaire prudente et prépare le passage à une nouvelle stratégie de mobilisation des recettes pour la période 2027-2031. Le dispositif doit élargir la base fiscale et améliorer la collecte sans freiner l’activité économique.
L’enjeu sera de transformer l’amélioration de la discipline budgétaire en marge de manœuvre durable. Pour Lusaka, la prochaine étape consiste à contenir le coût du service de la dette tout en augmentant les ressources destinées aux investissements, à la santé, aux transferts sociaux et aux autres priorités du second mandat.



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