FEDA : Sénégal et Liberia adhèrent, le fonds passe à 24 pays
Le FEDA compte désormais 24 pays membres après l’adhésion du Sénégal et du Liberia et la ratification de son accord d’établissement par l’Angola et le Zimbabwe, élargissant la portée de l’outil d’investissement d’Afreximbank.

SOMMAIRE

Le Fonds de développement des exportations en Afrique (FEDA) compte désormais 24 pays membres après l’adhésion du Sénégal et du Liberia à son accord d’établissement. L’Angola et le Zimbabwe ont, de leur côté, ratifié le texte, une nouvelle étape dans l’élargissement de la plateforme d’investissement d’Afreximbank sur le continent.
Les quatre démarches n’ont pas exactement la même portée juridique. Le Sénégal et le Liberia deviennent parties à l’accord d’établissement, tandis que les ratifications de l’Angola et du Zimbabwe consolident la mise en œuvre de leurs engagements nationaux et ouvrent davantage la voie aux interventions du fonds dans ces économies.
FEDA est la branche d’investissement à impact d’Afreximbank. Elle fournit notamment des capitaux propres, des quasi-capitaux propres et des financements de dette afin de soutenir l’industrialisation, le commerce intra-africain et les exportations à valeur ajoutée. Son champ d’intervention couvre entre autres la logistique, l’agro-industrie, l’énergie, l’industrie manufacturière, les services financiers et la transformation des minerais stratégiques.
L’élargissement renforce aussi le poids de l’Afrique de l’Ouest dans le dispositif. Le Bénin avait rejoint FEDA en mai 2024, devenant alors le 17e pays participant, peu après l’adhésion du Nigeria au Fonds de développement des exportations en Afrique.
Un outil de financement qui gagne du terrain
Le passage à 24 membres étend le périmètre dans lequel FEDA peut structurer des investissements de long terme. Pour le Sénégal et le Liberia, l’adhésion permet au fonds d’examiner plus directement des projets répondant à ses critères dans les secteurs qu’il cible. Pour l’Angola et le Zimbabwe, la ratification renforce le cadre juridique nécessaire au déploiement de ces opérations.
Cette expansion intervient alors qu’Afreximbank cherche à accroître les financements mobilisés pour les chaînes de valeur régionales. La banque estime encore important le gisement de commerce intra-africain non exploité : elle évaluait récemment ce potentiel à 77 milliards de dollars, en particulier dans des secteurs où les capacités de transformation locales restent limitées.
FEDA se positionne précisément sur ce maillon du financement, avec une logique d’investissement visant des entreprises, plateformes industrielles et infrastructures capables d’augmenter la valeur ajoutée produite sur le continent. L’institution a déjà engagé des capitaux dans plusieurs secteurs, des services financiers aux plateformes industrielles en passant par la mobilité et les exportations transformées.
Le Bénin déjà intégré au réseau
L’adhésion béninoise de 2024 avait été présentée comme un moyen d’élargir les possibilités d’investissement liées à l’industrialisation et aux exportations à valeur ajoutée. Afreximbank avait notamment mis en avant le déploiement d’un Centre africain d’assurance qualité au sein de la GDIZ, destiné à faciliter la conformité des produits africains aux normes des marchés internationaux.
Avec le Sénégal et le Liberia, FEDA poursuit donc une extension graduelle de son assise géographique. La prochaine étape sera la traduction de ces adhésions et ratifications en projets effectivement financés, alors que la compétition pour les capitaux de long terme reste forte dans les économies africaines.



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